Venezuela

Venezuela: le chef de l'OEA tance Nicolas Maduro, «dictateur en herbe»

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a décrété l'état d'exception.
Le président du Venezuela Nicolas Maduro a décrété l'état d'exception. Miraflores Palace

Au Venezuela, l'opposition réclame toujours l'organisation d'un référendum pour révoquer le président Nicolas Maduro, une initiative à laquelle les autorités ont opposé une fin de non-recevoir. Une décision qui a provoqué une réaction assez inhabituelle de l'OEA, l'Organisation des Etats américains.

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L'actuel secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), l'Uruguayen Luis Almagro ne mâche pas ses mots. Il qualifie dans une lettre le président vénézuélien Nicolas Maduro de « traitre ».

Pas question, pour ce dernier, d'organiser un référendum sur son éventuel départ. Au contraire, le président Maduro a même décrété l'état d'exception. Pour lui, la situation actuelle est imputable à une « guerre économique » livrée par des chefs d'entreprise de droite.

En tout cas, le chaos s'installe de jour en jour dans tout le pays depuis la chute des cours du pétrole qui assure 96% des devises du pays. La population manque désormais de sucre, de pain, de riz. Le Venezuela connaît le taux d'inflation le plus élevé du monde : plus de 180% en 2015.

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« Je ne suis pas un agent de la CIA, écrit le secrétaire général de l'OEA au président vénézuelien, mais refuser de consulter le peuple, lui refuser la possibilité de prendre une décision te transforme en un dictateur en herbe de plus, comme tous ceux qui ont déjà existé sur ce continent. »

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