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Revue de Presse des Amériques

A la Une: la Colombie sur le point de légaliser le cannabis à usage thérapeutique

Des produits à base de cannabis pour un usage thérapeutique sont présentés lors d'une foire à Bogota, en Colombie, le 22 décembre 2015.
Des produits à base de cannabis pour un usage thérapeutique sont présentés lors d'une foire à Bogota, en Colombie, le 22 décembre 2015. AFP/GUILLERMO LEGARIA

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C’est l’aboutissement d’un an et demi de travail pour le sénateur Juan Manuel Galán, auteur du projet de loi. Ce mercredi, la chambre colombienne des représentants a approuvé le projet par 84 voix pour et 4 contre. Dans un entretien au site Semana, le sénateur explique l’importance de cette loi pour le pays : « c’est une avancée culturelle énorme », dit-il, et un « espoir pour des milliers de personnes qui souffrent de douleurs, de crises d’épilepsie, de diabète, de sclérose en plaques, etc…(…) des maladies dont on sait que la marijuana peut soulager la douleur ». 

Le sénateur assure que toutes les institutions et les ministères sont prêts en Colombie pour gérer la régulation de cet usage médical du cannabis. Pour Juan Manuel Galán, un des objectifs est de stimuler les cultures de marijuana à usage médical comme substitution des cultures illicites tout en faisant du développement durable. Même les conservateurs du parti de l’ancien président Alvaro Uribe Velez « ont été convaincus de l’utilité de cette loi, ce qui prouve qu’avec une argumentation solide il est possible de les faire changer d’avis » se réjouit-il, cité dans El Tiempo.

En février dernier, le gouvernement avait déjà fait passer un décret pour réglementer le cannabis à usage thérapeutique, mais une loi était nécessaire selon le sénateur, car contrairement à un décret, elle ne peut pas être supprimée par un gouvernement.

Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver les journalistes disparus dans le nord-est du pays

L'armée a mis en place un protocole humanitaire pour faciliter le retour de Salud Hernandez et des deux journalistes colombiens qui enquêtaient sur sa disparition, en instaurant un dialogue avec les organisations civiles et l'Eglise, précise El Tiempo. Le président Juan Manuel Santos a évoqué pour la première fois la possibilité que la journaliste espagnole vue pour la dernière fois samedi dans le Catatumbo, une région en proie aux guérillas et à des bandes criminelles liées au trafic de drogue, soit allée faire « un travail journalistique de sa propre volonté et rencontrer l’ELN ».

« Vous vous trompez d’ennemi avec vos enlèvements »

De son côté, le père jésuite Francisco de Roux, très impliqué dans les programmes de paix et qui a vécu directement les violences du conflit, les déplacements de population, les disparitions et les enlèvements, publie une tribune dans El Tiempo dans laquelle il s’adresse directement à « Alias » Pablo Beltrán, un des négociateurs de l’ELN, la guérilla qui dans le sillage des Farc a annoncé démarrer des pourparlers de paix avec le gouvernement.
Des discussions bloquées selon l’ELN car les autorités veulent au préalable que la guérilla libère tous ses otages.
« S’il vous plaît » écrit Francisco de Roux, « arrêtez de penser aux détails et de vous emmêler dans les argumentations fallacieuses de ceux qui pensent que Santos est le problème et qu’il ne doit pas gagner. Ce qui est en jeu, c’est la possibilité d’en finir avec la violence politique…et de commencer à construire un pays nouveau, plus juste et inclusif… ». « Vous vous trompez d’ennemi avec vos enlèvements » assène-t-il, « des enlèvements qui n’affectent pas l’Etat capitaliste mais qui portent un coup sauvage à l’âme de notre peuple et détruit sa dignité ». Une tribune qu’il conclut par ces mots : « S’il vous plaît, ne vous rabaissez pas davantage en mettant cette ignominie (les enlèvements) comme condition de la paix de l’ELN ».

En Argentine, l’église a demandé au président Macri que davantage d’attention soit portée aux pauvres

Le 25 mai, fête nationale en Argentine, symbolise la révolution du 25 mai 1810 qui a mené six ans plus tard à l’indépendance. L’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Poli, a prononcé à cette occasion une homélie à forte tonalité sociale, relève La Nación. Il a appelé à « redoubler d’efforts face à la douleur des plus pauvres » et à « créer des tables de négociations et des espaces » de dialogue.

Lors du traditionnel Te Deum du 25 mai, c’est cette fois le nouvellement élu Mauricio Macri qui a écouté l’homélie du cardinal. Depuis 2005, les présidents argentins - Nestor puis Cristina Kirschner - avaient arrêté de se rendre à la cathédrale pour le Te Deum traditionnel du 25 mai, à cause des tensions entre les Kirschner et l’ancien cardinal Jorge Bergoglio devenu le pape François, rappelle La Nación. L’église se félicite du retour dans la cathédrale du président, mais dans son homélie de 13 minutes le cardinal Poli a énuméré ses souhaits à Jésus : « prier pour qu’on ne nous gèle pas les statistiques », une référence à l’augmentation de la pauvreté depuis les premiers mois du gouvernement Macri.

Mauricio Macri s’était exprimé à la radio avant de se rendre à la cathédrale, et avait parlé d’économie, des augmentations des prix, des problèmes de déficits. Selon lui, « on nous a laissé une bombe prête à exploser et nous devons la désactiver avec beaucoup de précautions », rapporte La Nación. « L’assainissement de l’économie a été très dur, mais le second semestre, ça va aller mieux, l’inflation va beaucoup baisser, nous prenons le bon chemin » a-t-il assuré.

Aux Etats-Unis, onze Etats poursuivent le président Obama en opposition à la directive sur l’accès aux toilettes pour les transgenres dans les établissements publics

Faut-il choisir des toilettes correspondant à son sexe de naissance, ou en fonction du genre auquel on estime appartenir ? Une directive avait été adoptée il y a quelques jours par le gouvernement américain, demandant aux établissements scolaires de laisser les élèves transgenres choisir les toilettes de leur choix, rappelle le New York Times.

Les représentants de onze Etats, de l’Arizona au Texas en passant par la Géorgie et le Wisconsin ne veulent pas en entendre parler. Ils ont porté l’affaire devant la cour fédérale de Wichita Falls au Texas. Selon eux, l’administration Obama a « conspiré pour transformer les lieux de travail et les établissements de l’éducation nationale en laboratoires pour une expérience sociale massive, en passant outre le processus démocratique, et en foulant aux pieds les principes de bon sens qui protègent les enfants et leurs droits à la vie privée ». Selon Carl Tobias, professeur à l’Université de Richmond, cette affaire portée à la cour du Texas pourrait pousser la Cour Suprême à s’en emparer.

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