Venezuela / Etats-Unis

Venezuela: bientôt des relations diplomatiques entre Caracas et Washington?

Nicolas Maduro à propos des Etats-Unis: «Ils veulent dialoguer? Je le veux aussi.»
Nicolas Maduro à propos des Etats-Unis: «Ils veulent dialoguer? Je le veux aussi.» REUTERS/Miraflores Palace

Les Etats-Unis et le Venezuela pourraient bientôt renouer des relations diplomatiques, rompues depuis 2010. Le président vénézuélien l'a annoncé hier, mardi 14 juin au soir. Cela fait suite à la rencontre des ministres des Affaires étrangères des deux pays en marge du sommet de l'Organisation des Etats américains, qui se tient en République dominicaine. Et, cela, à un moment où le gouvernement de Caracas est soumis à une très forte pression, Nicolas Maduro est sous la menace d'une destitution et d'une potentielle révolution sociale à cause d'une exceptionnelle crise alimentaire qui touche le pays.

Publicité

Les deux gouvernements ont annoncé qu'ils allaient organiser une série de rencontres de haut niveau, qui commenceront par la visite du sous-secrétaire d'Etat américain Thomas Shannon au Vénezuela. Et le président Nicolas Maduro a déclaré, depuis Caracas, qu'il était disposé à mettre fin au froid diplomatiquequi dure depuis six ans entre les deux pays.

« Je suis prêt à désigner un nouvel ambassadeur à Washington, indique M. Maduro, et à réchauffer nos relations. Mais pour cela ils doivent nous respecter sur la base du droit international. Ils veulent dialoguer ? Je le veux aussi. »

Carence extrême

C'est la première fois depuis longtemps que le dirigeant chaviste sort de sa position isolationaliste. Son gouvernement a encore refusé lundi l'aide humanitaire proposée par l'Organisation des Etats américains alors que la population vénezuelienne souffre d'une inflation annuelle de 180% et vit dans un état de carence extrême.

Cela n'a pas empêché John Kerry de s'exprimer devant l'Organisation des Etats américains sur le référendum révocatoire qui vise le président vénézuelien, d'appeler Caracas à libérer les dirigeants politiques et à garantir la liberté d'expression. Son homologue a immédiatement rétorqué que les affaires du « Vénezuela sont gérées par les vénézuéliens ». La guerre des mots est donc, elle, loin d'être terminée.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail