Revue de Presse des Amériques

A la Une: victoire des partisans de l’avortement devant la Cour suprême

Une manifestante favorable à l'avortement encadrée de manifestants qui y sont opposés, devant les marches de la Cour suprême à Washington, aux Etats-Unis, le 27 juin 2016.
Une manifestante favorable à l'avortement encadrée de manifestants qui y sont opposés, devant les marches de la Cour suprême à Washington, aux Etats-Unis, le 27 juin 2016. Pete Marovich/Getty Images/AFP

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La Cour suprême vient d'accorder aux partisans de l'avortement leur plus grande victoire depuis plusieurs décennies. L'interruption volontaire de grossesse avait été légalisée en 1973 par la Haute Cour. Mais, depuis, les Etats les plus conservateurs avaient multiplié les restrictions rendant les avortements de plus en plus difficiles. Ce fut le cas du Texas : en 2013, il impose aux cliniques pratiquant des avortements d'être aussi bien équipées qu'un hôpital et aux médecins avorteurs d'être accrédités auprès d'un centre hospitalier pour pouvoir y faire admettre leurs patientes en cas de besoin.

« Dans un jugement retentissant, la Cour s'est prononcée ce lundi en faveur des défenseurs du droit à l'avortement. Sur cette question épineuse, c'est de loin la plus importante décision judiciaire de ces 25 dernières années », s'exclame le Washington Post.

Cela fait en effet 25 ans « que les opposants à l'avortement érigent des obstacles de plus en plus infranchissables pour les femmes. Dans l’arrêt rendu ce lundi, les juges de la Cour suprême leur ont dit : Stop. Vous êtes allés trop loin », se félicite USA Today. Et, pour l'éditorialiste, il y avait en effet urgence à envoyer ce message. Car « entre les restrictions grandissantes et les politiques anti-avortement, l'accès à une interruption volontaire de grossesse est devenu difficile dans certains Etats américains, presque impossible dans d'autres. Le Mississippi, le Missouri, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud ou encore le Wyoming ne disposent chacun plus que d’une seule clinique qui pratique les avortements ».

Et c'est bien parce que les femmes doivent voyager plusieurs centaines de kilomètres, parce que les temps d'attente pour un rendez-vous dépassent les 25 jours, ou encore parce que le personnel médical et soignant dans les rares cliniques est exténué et du coup pas apte à assurer un accompagnement notamment psychologique des patients, que ces femmes vont mettre leur vie en danger en se tournant vers des endroits pratiquant des avortements illégaux, souligne le New York Times qui écrit : « vu les enjeux, on s'étonne que le vote à la Cour suprême n'ait pas été unanime ».

De son côté le Miami Herald publie la tribune d'une activiste pro-life. « Avec son jugement, la Cour suprême défend ceux qui font du business avec l'avortement mais ne défend pas la santé et la sécurité des femmes », fustige-t-elle. « Sinon comment pourrions-nous expliquer que les sages jugent anticonstitutionnelle une loi qui visait à imposer un environnement sûr et propre pour l'acte médical qu’est l'avortement ».

Ce qui montre bien que le droit à l'avortement divise toujours la société américaine. Une polarisation à laquelle « le jugement de la Cour suprême d’hier ne changera rien », estime le Los Angeles Times. « Malheureusement, cette décision n'empêchera pas les législateurs anti-avortement de chercher et de trouver d'autres moyens pour empêcher les femmes d'accéder à l'un de leurs droits constitutionnels. Mais quand ces nouvelles lois sortiront, la Cour suprême devrait rapidement les reconnaître pour ce qu'elles sont, comme l'ont fait les cinq juges dans le cas texan ».

Les Argentins implorent Messi de réintégrer la sélection nationale

En Argentine, le départ annoncé de la star du football Lionel Messi de l'équipe nationale suscite la ferveur collective. Même dans la nation footballistique qu'est l'Argentine, c'est du jamais vu. « La clameur pour Lionel Messi éclipse la frustration » d'avoir perdu dimanche dernier en finale de la Copa America contre le Chili, titre La Nacion. Les réseaux sociaux ne parlent que de cela, rapporte Clarin : « le hastag "ne t'en vas pas Léo" a été partagé plus de 6,8 millions de fois. Alors Messi reviendra-t-il sur sa décision de mettre fin à sa carrière internationale? Tout un pays le lui demande en tout cas », conclut Clarin.

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