Etats-Unis

Affaire des emails de Clinton: face au Congrès, le directeur du FBI s'explique

Le directeur du FBI James Comey a été longuement auditionné devant le Congrès sur l'affaire des emails d'Hillary Clinton, ce jeudi 7 juillet.
Le directeur du FBI James Comey a été longuement auditionné devant le Congrès sur l'affaire des emails d'Hillary Clinton, ce jeudi 7 juillet. REUTERS/Gary Cameron
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le directeur du FBI était auditionné sous serment ce jeudi 7 juillet sur l'affaire des emails et surtout sur sa décision de recommander l'abandon des poursuites contre Hillary Clinton. Les républicains ne cachent pas leur colère. Le président de la Chambre estime que la candidate ne doit plus avoir accès aux informations confidentielles d'ordinaires communiquées aux candidats à la présidence.

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Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

« Je pense qu'elle a été très imprudente, elle a été négligente. Ça, je peux le prouver. Ce que je ne peux pas établir, c'est qu'elle a agi avec des intentions criminelles... »

Une audition de près de cinq heures pour le directeur du FBI devant le Congrès. James Comey, convoqué en urgence par la Chambre des représentants, s'est expliqué sur sa recommandation de ne pas engager de poursuites contre Hillary Clinton sur l'affaire des emails.

Si les élus démocrates ont tenté d'adoucir cette audition, les républicains étaient très offensifs, comme le représentant Gowdy de Caroline du Sud : « Madame Clinton a dit qu'elle avait envoyé tous ces emails au département d'Etat. Est-ce vrai ? » Réponse de James Comey : « Non, nous avons trouvé des emails professionnels, des milliers, qui n'avaient pas été remis. »

James Comey est un haut fonctionnaire qui a fait carrière sous les administrations Bush, un homme dont tout le monde loue la droiture et le sang-froid. Un calme difficile à conserver lorsqu'un élu l'a accusé d'avoir pris une décision politique.

« Regardez-moi dans les yeux et écoutez ce que je dis : je n'ai coordonné mon rapport avec personne, ni la Maison Blanche, ni le ministère de la Justice. Personne en dehors du FBI ne savait ce que j'allais dire. J'ai témoigné sous serment, je n'ai rien à ajouter », a déclaré le directeur du FBI.

Après le psychodrame, c'est le retour à la case départ. Les supporters d'Hillary Clinton estiment qu'il s'agit d'une chasse aux sorcières. Ses adversaires républicains ont exprimé l'intention de continuer à exploiter cette affaire jusqu'à l'élection.

A (RE)LIRE → Affaire des emails: le FBI recommande de ne pas poursuivre Hillary Clinton

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