Etats-Unis

Etats-Unis: avec Mike Pence comme colistier, Trump choisit la rupture de style

Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump accompagné de sa fille Ivanka (à droite), lors de la nomination de son colistier, le gouverneur de l'Indiana Mike Pence (à gauche), le 16 juillet 2016, à New York.
Le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump accompagné de sa fille Ivanka (à droite), lors de la nomination de son colistier, le gouverneur de l'Indiana Mike Pence (à gauche), le 16 juillet 2016, à New York. REUTERS/Brendan McDermid

Après avoir annoncé dans un tweet ce vendredi 15 juillet qu’il avait choisi le gouverneur de l’Indiana, Mike Pence, comme son colistier, Donald Trump l’a confirmé plus officiellement ce samedi. Mais d’une façon très peu conventionnelle.

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Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

Mais où était donc Mike Pence ? Il devait être la vedette du jour, mais il a dû attendre 28 minutes en coulisse avant que Donald Trump l’introduise après un discours décousu qui était plus une répétition de ses thèmes de campagne qu’une présentation de son colistier. Attaques contre « Hillary, la malhonnête », contre « la politique étrangère mollassonne d’Obama », contre les accords commerciaux tels que l’Alena...

Après de nombreuses digressions, il a expliqué avec une certaine honnêteté pourquoi il avait choisi le gouverneur de l’Indiana. Il a admis qu’il n’était pas un candidat ordinaire et qu’il avait donc besoin à ses côtés d’une personnalité qui soit plus dans le moule du politicien traditionnel et qui puisse l’aider à unifier le parti.

« Un chrétien, un conservateur et un républicain »

Mike Pence qui a enfin fait son entrée sur le podium correspond parfaitement au profil recherché. Dans un discours très professionnel, il a vanté les mérites de Trump et s’est présenté aux Américains soulignant qu’il était « un chrétien, un conservateur et un républicain », précisant : « dans cet ordre ».

La différence de style entre les deux hommes a fait regretter à certains républicains que ce ne soit pas Mike Pence qui soit le numéro un. Les deux hommes ont leurs différences sur divers sujets. Notamment sur la suggestion de Trump d’interdire aux musulmans de certains pays de venir aux Etats-Unis. Mike Pence, qui avait soutenu Ted Cruz pendant les primaires, avait alors qualifié la suggestion de Trump d’anti-constitutionnelle. Mais la présence du gouverneur et ancien membre de la Chambre des représentants aux côtes de Trump peut rassurer les conservateurs et l’establishment. Ce ne sera jamais le grand amour, mais comme l’écrit le Washington Post dans l'un de ses éditoriaux, « c’est un mariage de raison ».

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