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Argentine

Hausse des prix du gaz et de l'électricité: les Argentins dans la rue

Faire du bruit contre la vie chère et les augmentations des tarifs du gaz, de l'eau et de l'électricité: rassemblement autour de l'Obélisque, symbole de Buenos Aires jeudi 4 août 2016.
Faire du bruit contre la vie chère et les augmentations des tarifs du gaz, de l'eau et de l'électricité: rassemblement autour de l'Obélisque, symbole de Buenos Aires jeudi 4 août 2016. Marcelo Capece/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Argentine, la grogne monte face aux hausses spectaculaires des prix du gaz, de l'eau et de l'électricité. En quelques mois, les factures ont fortement augmenté, jusqu'à 700% dans certains cas ! Le nouveau gouvernement libéral justifie cette mesure par le besoin de réduire les subventions pour rééquilibrer les comptes publics. Mais pour les Argentins, qui se serrent déjà la ceinture pour faire face à l'inflation, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Plusieurs manifestations se tenaient jeudi 4 août au soir à travers tout le pays et notamment à Buenos Aires, la capitale.

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avec notre correspondante à Buenos Aires, Aude Villiers-Moriamé

Le vacarme est assourdissant. Place de l'Obélisque, en plein centre de Buenos Aires, les manifestants tambourinent sur des poêles et des casseroles. C'est ce que l'on appelle un cacerolazo, une manifestation typiquement argentine. « 500% d'augmentation pour l'électricité, 500% pour le gaz... Je n'ai pas payé, explique à RFI Alberto Rubinstein, âgé de 67 ans. Il a eu une mauvaise surprise en ouvrant ses factures le mois dernier. On n'a pas suffisamment d'argent pour vivre. Je ne peux plus aider financièrement mes enfants ! C'est une situation qui nous affecte tous. »

Paula Rodriguez, elle, est venue manifester en famille ce jeudi soir. « On gagne le même salaire que l'an dernier, et plus de la moitié passe maintenant dans nos factures d'électricité et de gaz. On ne s'en sort plus, nous explique -t-elle. Là où avant on pouvait mettre un peu de côté, aujourd'hui c'est impossible ».

Une mesure difficile mais nécessaire : voilà comment le gouvernement de Mauricio Macri justifie ces augmentations. Mais pour Alejandro Bodart, député pour le Mouvement socialiste des travailleurs, il n'est pas question de toucher aux subventions publiques. « On ne devrait pas parler d'augmentation... Beaucoup de gens disent que les tarifs étaient trop bas. Mais on parle de droits là, s'indigne-t-il. C'est comme l'éducation et la santé. Les gens ont le droit d'avoir du gaz et de l'électricité. Et on devrait en garantir l'accès à tous ».

Les manifestants espèrent que la justice leur donnera raison. L'augmentation du prix du gaz est pour le moment suspendue et la Cour suprême doit se prononcer sur la légalité de cette mesure d'ici la fin du mois.

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