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La revue de presse des Amériques

A la Une: le coup d’envoi des JO ce soir à Rio de Janeiro

Jeux olympiques Rio2016
Jeux olympiques Rio2016 facebook.com/rio2016

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En fonction des journaux les titres sont plus au moins élogieux : « Une fête qui célèbre la tolérance entre les peuples », peut-on lire dans O Globo. Folha de Sao Paolo annonce fièrement qu’il s’agit de la plus grande Olympiade jamais organisée. Mais malheureusement, poursuit le quotidien, elle se déroule dans un climat économique difficile car le Brésil connait la pire récession depuis le retour à la démocratie dans les années 80.

Critiqué pour avoir lancé la procédure de destitution contre Dilma Rousseff, le président provisoire du Brésil Michel Temer veut profiter de cet évènement sportif pour légitimer son pouvoir: « Nous allons montrer au monde que nous sommes une nation avec une démocratie consolidée et des institutions politiques solides », explique-t-il dans une tribune dans O Globo. Avant d’ajouter : « Nous allons aussi montrer que nous sommes capable d’organiser ces jeux et d’accueillir les visiteurs dans une ambiance chaleureuse et sécurisée ».

Mais les JO sont loin d’être une fête pour tout le monde. Le Washington Post publie un reportage sur ces brésiliens frappés de plein fouet par la crise économique. Alexandre Medina est cuisinier dans une favela et donne son avis sur les Jeux : « C’est un truc pour les riches. Nous, nous ne sommes pas invités à la fête ».

Le premier sportif noir médaillé aux Jeux olympiques était... un Haïtien !

Le Nouvelliste qui publie aujourd'hui le portrait de Constantin Henriquez, né dans les années 1870 à Port-de-Paix, puis parti faire des études en France où il intégrera l'équipe de France de rugby pour la deuxième édition des Jeux olympiques modernes. Ces jeux ont lieu en 1900 à Paris. Devant 6 000 spectateurs réunis au Vélodrome de Vincennes, l'équipe de France de rugby affronte l'Allemagne et le Royaume-Uni et en sort vainqueur. Henriquez et ses coéquipiers obtiennent une médaille d'or. Et c'est ainsi qu'« en cette journée du 28 octobre 1900, Constantin Henriquez entre dans l'histoire comme le premier noir, le premier Afro-Caribéen, le premier Haïtien, champion olympique », écrit Le Nouvelliste. Mais ce n'est pas tout. « Athlète confirmé, il participe aussi aux épreuves de tir à la corde en équipe. Il s'en sort avec une médaille d'argent ».

Le Mercosur s’enfonce dans la crise

Les pays fondateurs du Mercosur n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord pour savoir comment sortir le marché régional commun de la crise. Pour rappel, la présidence tournante du Mercosur devait être assurée depuis début août par le Venezuela, mais le Brésil, l'Argentine et le Paraguay s'y sont opposés. En cause : la grave crise institutionnelle et politique que traverse le pays.

Le président vénézuélien s'en est d'ailleurs violemment pris à ses homologues. « Le Venezuela est aujourd'hui persécuté par la triple alliance des tortionnaires de l'Amérique du Sud », a déclaré Nicolas Maduro. Le chef de l'Etat vénézuélien affirme que son pays assume de facto depuis le début du mois la présidence du Mercosur. Des propos repris par le journal paraguayen Ultima Hora.

« Voilà ce qui arrive quand on menace un pays d'exclusion », estime Celso Amorim, l'ancien ministre brésilien des Affaires étrangères. Dans une interview au quotidien argentin La Nacion, il explique : « Le Mercosur vit actuellement sa plus grave crise. Mais son issue doit toujours passer par le dialogue et la persuasion. Car toute mise à l'écart ne fait que favoriser la victimisation du régime vénézuélien ».

L'heure est grave, estime de son côté Clarin : « Le Mercosur entre dans une phase dangereuse : sans consensus de base, l'organisation risque l'implosion. Le projet fondateur n'existe plus. L'intransigeance de Caracas entraîne l'organisation régionale dans une grave crise institutionnelle à laquelle le Mercosur ne survivra pas ».

Pour le journal vénézuélien El Nacional, « le Venezuela n'est actuellement pas en mesure d'assumer la responsabilité de la présidence du Mercosur ». Et le quotidien d'opposition de conclure : « Disons-le franchement: un pays qui ne croit pas dans les principes du libre marché n'a de toute façon rien à faire au sein de cette alliance commerciale ».

Le Venezuela et la Colombie en passe de régler leur conflit frontalier

Les ministres des Affaires étrangères vénézuélien et colombien ont décidé hier la réouverture progressive de la frontière entre leurs deux pays. Les populations frontalières seront munies d'un document officiel qui leur permettra de se rendre dans le pays voisin, alors que les forces de l'ordre continueront leur lutte contre la contrebande et le narcotrafic, annonce El Universal. « Un bon vent souffle sur la frontière » constate de son côté Semana.

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