Accéder au contenu principal
Pérou

Pérou: des cadres de police soupçonnés de faire partie d'un escadron de la mort

Les policiers sont soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de nombreux délinquants présumés jusqu'en 2015. Ici, des policiers déployés dans la province d'Espinar suite au conflit social autour de l'exploitation de la mine de cuivre, le 28 mai 2012.
Les policiers sont soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de nombreux délinquants présumés jusqu'en 2015. Ici, des policiers déployés dans la province d'Espinar suite au conflit social autour de l'exploitation de la mine de cuivre, le 28 mai 2012. AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

97 officiers et sous-officiers de la Police nationale péruvienne (PNP) sont soupçonnés de faire partie d’un escadron de la mort qui aurait assassiné de nombreux supposés délinquants entre 2011 et 2015. Au pouvoir depuis le 28 juillet, les nouvelles autorités du ministère péruvien de l’Intérieur ont promis de faire toute la lumière sur cette affaire.

Publicité

Avec notre correspondant dans la région,  Eric Samson

Le vice-ministre péruvien de l’Intérieur l’a dit et répété dans les médias locaux. « Il est chaque jour plus difficile de le nier », un escadron de la mort a bien assassiné extrajudiciairement au moins 27 délinquants lors d’opérations policières « simulées ».

La dernière opération remonte au moins de juin 2015. Après une soi-disant fusillade, Charles Chilca est filmé vivant et désarmé sous le contrôle de policiers. Son corps sera montré plus tard à la presse sous un carton, un fusil à ses côtés.

C’est un policier, le commandant Franco Moreno Panta, qui le premier a dénoncé l’existence du commando suite à la mort de son frère durant l’une de ces opérations. Une première enquête préliminaire affirme que les membres du commando avaient le soutien de certains de leurs supérieurs. Elle sera rapidement enterrée.

Tout récemment, le programme de télévision « Le quatrième pouvoir » présente un témoin qui affirme avoir été payé de 150 à 250 euros pour présenter des coups apparemment faciles à des délinquants. Sous les ordres du commandant Enrique Prado Ravines qui nie les faits, les membres du supposé commando n’avaient plus qu’à les attendre et à simuler une fusillade. Le scénario se serait reproduit à cinq reprises dans les villes de Lima, Chincha et Lambayeque.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.