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Etats-Unis

Etats-Unis: la bataille des Sioux du Dakota du Nord contre un oléoduc

Des membres d'une tribu sioux juchés sur l’une des machines servant à construire l’oléoduc dans le Dakota du Nord, aux Etats-Unis, le 6 septembre 2016.
Des membres d'une tribu sioux juchés sur l’une des machines servant à construire l’oléoduc dans le Dakota du Nord, aux Etats-Unis, le 6 septembre 2016. REUTERS/Andrew Cullen
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une tribu indienne s’oppose à la construction d’un oléoduc sur ses terres dans le Dakota du Nord. Les Sioux de Standing Rock ont déposé un recours en justice, mais à l’approche de la décision qui doit intervenir jeudi 8 septembre, les manifestations quotidiennes sur le site des travaux deviennent de plus en plus violentes. Plusieurs personnes ont déjà été blessées.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

L’oléoduc construit par la compagnie Energy Transfer doit acheminer du pétrole brut entre le Dakota du Nord et l’Illinois, traversant ainsi quatre Etats américains sur près de 2 000 kilomètres.

Le projet est en cours, alors que les tribus sioux se battent contre son tracé. Les Indiens estiment que le chantier traverse des terres sacrées, saccageant des sépultures, et polluant les cours d’eau. Une décision de justice doit être rendue demain.

« Nous ne sommes pas opposés à l’indépendance énergétique, nous ne sommes pas contre le développement économique. Notre problème est que les compagnies veulent tirer avantage de nos terres. Ce que nous vivons là se répète à l’infini », explique David Archambault, représentant des Sioux de Standing Rock.

Un campement de protestation

Les Sioux de Standing Rock ont été rejoints par des activistes venus de tous les Etats-Unis, et par d’autres tribus. Quelques centaines de personnes ont établi un campement de protestation dans le Dakota du Nord.

Mais si David Archambault explique sur son site internet que les intentions des manifestants sont pacifiques, la situation dégénère de jour en jour. Hier, la société de sécurité qui surveille le chantier a tenté de repousser les protestataires en lâchant des chiens. Six manifestants ont été mordus, un garde a été blessé.

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