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Etats-Unis

La santé des candidats à la présidentielle américaine, un enjeu de campagne

Hillary Clinton a eu un malaise à New York à l'issue des cérémonies de commémoration des attentats du 11-Septembre. Son équipe a dû révéler qu'elle souffrait d'une pneumonie.
Hillary Clinton a eu un malaise à New York à l'issue des cérémonies de commémoration des attentats du 11-Septembre. Son équipe a dû révéler qu'elle souffrait d'une pneumonie. REUTERS/Brian Snyder
Texte par : RFI Suivre
3 min

Aux Etats-Unis, la campagne électorale pour la présidentielle du 8 novembre a connu un nouveau rebondissement. Hillary Clinton a eu un malaise dimanche 11 septembre lors des cérémonies de commémoration du 11-Septembre. La question de la santé de l’ancienne secrétaire d’Etat s’est ainsi invitée dans la campagne sans que personne ne s’y attende. Une question qui prend désormais une importance considérable, eu égard au secret qui a toujours entouré la santé de l’ancienne Première dame.

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Il est une chose que les électeurs américains détestent tout particulièrement : le mensonge. Et l’épisode du malaise d’Hillary Clinton, ce dimanche 11 septembre, risque de faire tache dans une campagne qui, jusqu’à présent, avait laissé de côté les questions relatives à la santé des deux candidats.

L’ancienne secrétaire d’Etat, âgée aujourd’hui de 68 ans, est toujours restée très discrète sur ses problèmes de santé. Et cela a commencé dès 1998, lorsqu’elle fut opérée en secret d’un caillot de sang dans une jambe. Même scénario en 2009 avec un autre caillot de sang. Cette fois, il faudra attendre 2015 pour que l‘information soit rendue publique.

Mais l’épisode qui reste le plus grave à ce jour est celui de 2012, lorsqu’elle est opérée d’urgence d’un caillot de sang s'étant formé à la suite d’une commotion cérébrale. Une version qui sera remise en cause par de nombreux médecins et qui sème le doute depuis sur l’état de santé d’Hillary Clinton.

Lundi, le porte-parole de la candidate a affirmé que illary Clinton allait reprendre la campagne cette semaine, qu'elle ne souffrait pas d'autre problème médical que la pneumonie annoncée dimanche.

Spéculations

Le fait qu’après son malaise d’hier, ses médecins aient rendu public qu’elle avait été diagnostiquée deux jours plutôt d’une pneumonie pourrait s’avérer un tournant dans la campagne.

Les images de la candidate, trébuchant, puis soutenue par ses gardes du corps pour entrer dans sa voiture, sont dévastatrices. Le silence de son équipe de campagne, après le diagnostic de pneumonie vendredi dernier, alimente les théories les plus folles, relate notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio.

Depuis dimanche, les médias américains s'adonnent à des spéculations. Les organes de presse favorables à Donald Trump se demandent déjà qui pourrait remplacer Hillary Clinton si elle devait abandonner.

Les médias plus neutres, ou plus favorables aux démocrates, invitent des médecins qui donnent, à longueur d’antenne, leur expertise sur la pneumonie, l’âge de la candidate, et les conditions d’un rétablissement plus ou moins rapide.

Hillary Clinton, elle, est restée silencieuse. Son équipe de campagne reconnait une mauvaise gestion de cette affaire. Et c’est un euphémisme.

Et la santé de Donald Trump ?

Donald Trump quant à lui, retient sa jubilation avec des voeux de prompt rétablissement. Mais les supporters d'Hillary Clinton, comme Kay Goss ne croient pas à sa bienveillance. Car le milliardaire exploite cette question depuis des mois dans ses meetings. Et c'est selon elle, une de ses multiples manières d'exprimer son sexisme.

« Monsieur Trump dit en permanence qu'elle n'a pas l'air présidentielle. Elle n'a pas l'endurance. Elle tousse trop. Elle doit être en mauvaise santé. Tout ça pour masquer son aversion des femmes qui peuvent avoir du pouvoir... »

Les républicains préfèrent exploiter la gaffe de la candidate démocrate, qui a qualifié les électeurs du milliardaire de « pitoyables » lors d’un diner de levée de fonds.

De plus, le candidat républicain n’est pas en reste. Les bulletins de santé rendus publics ont également semé le doute sur l’état du magnat de l’immobilier âgé de 70 ans. Il faudra attendre la publication des prochains sondages pour savoir si oui ou non, la question de la santé s’est définitivement invitée dans la campagne pour la Maison Blanche.

Car la santé des candidats, et leur âge, ont toujours été des sujets de débat dans les campagnes électorales. Le président Reagan, dans les années 80, a fait face à ces questions. Et le candidat John McCain en 2008, blessé de guerre, a dû rendre public des dizaines d'examens médicaux. Dans le cas de Trump et Clinton, les observateurs de la campagne se demandent si tous les deux, ne sont pas simplement trop âgés pour diriger la première puissance mondiale.

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