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Revue de presse des Amériques

A la Une: le débat sécuritaire s’invite dans la campagne américaine

Le maire de New York Bill de Blasio et le gouverneur de l'Etat Andrew Cuomo se sont rendus sur les lieux de l'explosion qui s'est produite dans le quartier de Chelsea, le 18 septembre 2016.
Le maire de New York Bill de Blasio et le gouverneur de l'Etat Andrew Cuomo se sont rendus sur les lieux de l'explosion qui s'est produite dans le quartier de Chelsea, le 18 septembre 2016. REUTERS/Rashid Umar Abbasi

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Après l’explosion d’une bombe à New York, d’une attaque à l’arme blanche dans un centre commercial dans le Minnesota et la découverte d’engins explosifs artisanaux dans le New Jersey, les journaux sont ce lundi très soucieux de la couverture et des mots choisis qu'ils accordent à ce sujet. Justement pour contrecarrer les éventuels dangers émanant de l'utilisation du débat sécuritaire dans le contexte électoral.
 
« Évitons à tout prix toute forme de présomption, qui ne ferait qu'aggraver les divisions religieuses et raciales dans notre pays », lance le Pitt News. « Car dès que quelqu'un emploie le mot "terrorisme", l'opinion publique soupçonne des musulmans d'être derrière cet acte », poursuit le journal de Pittsburg. « Or, selon le FBI, 94 % des actes terroristes entre 1980 et 2005 ont été perpétrés par des non-musulmans ».

Même son de cloche dans le New York Times : « La bonne réponse à une soudaine irruption de violence, comme ce week-end à New York, est d'élire des dirigeants qui affronteront ce défi avec bon sens et sérénité ».

Comment Hillary Clinton et Donald Trump s'en sont-ils sortis ? Peu après l'explosion dans le quartier de Chelsea, le candidat républicain a déclaré : « Il va falloir devenir plus sévère, les gars », rapporte le New York Times qui poursuit : « Quant à Chris Christie, gouverneur du New Jersey et fidèle sous-fifre de Trump, il n'a pas hésité à utiliser les évènements de New York pour attaquer Hillary Clinton en suggérant qu'elle, son parti et le président Obama étaient responsables de cet acte ».

En guise de conclusion, l'hebdomadaire The New Yorker estime aujourd'hui que « le défi pour Clinton est maintenant de briser le boursouflage de Trump, d'illuminer son arrogance sur les questions de la sécurité nationale et d'opposer à son manque de profondeur le savoir et l'expérience de sa propre candidature ».

Trump, Clinton et les élections présidentielles aux USA et en Haïti
 
Un évènement qui est plutôt passé inaperçu, c'est cette rencontre entre Donald Trump et des membres de la communauté haïtienne de Miami, vendredi dernier. « Personne ne pensait que des Haïtiens pourraient tomber d'amour un jour pour un Donald Trump », constate Frantz Duval du journal Le Nouvelliste. Mais ça, c'était avant la publication des derniers e-mails de l'ancienne secrétaire d'État, Hillary Clinton. Des courriels datant de 2010 et 2011 et qui « ne font que confirmer ce que l'on savait déjà : la main de notre grand oncle plongée jusqu'à l'épaule dans nos affaires », écrit l'éditorialiste. Comprendre : l'influence concrète de l'administration américaine dans l'élection du dernier président haïtien, Michel Martelly.

« Cette ingérence manifeste peut recommencer à tout moment », estime encore Frantz Duval, « d'autant qu'aucun des candidats (à l'élection présidentielle haïtienne, prévue le 9 octobre, NDLR) ne jouit d'une popularité indiscutable. Il y a de la place pour un coup de pouce. Qu'est-ce qu'elle nous prépare ? se demandent certains (Haïtiens, NDLR) tous les matins », faisant là référence à la candidate démocrate. Et Le Nouvelliste de conclure : en Haïti, « le désamour national pour les Clinton prouve que la roue tourne et les mythes s'effondrent ».

Comme la pneumonie d'Hillary Clinton la semaine dernière, c'est un malaise de l'ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide ce week-end qui défraie la chronique. Jean-Bertrand Aristide s'est effondré lors d'un meeting à Cap Haïtien, au côté de la candidate de son parti à l'élection présidentielle, Maryse Narcisse. « Titide », comme l'appellent ses sympathisants, a été hospitalisé d'urgence pour apparaître le lendemain, apparemment en forme, raconte Alterpresse.

Le déminage de la Colombie
 
À la veille de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU, des représentants de plus de 30 pays se sont réunis hier à New York. Leur objectif : participer au déminage de la Colombie. « Après l'accord de paix historique entre notre gouvernement et la guérilla des FARC, le plus difficile reste maintenant à faire : construire cette paix », a déclaré le président colombien Juan Manuel Santos, cité par Semana. Le quotidien El Espectador rapporte que « le retour des millions de déplacés sur leurs terres n'est pas envisageable sans déminer le terrain. C'est en tout cas ce qu'a souligné le secrétaire d'État américain, John Kerry ».

L'objectif de cette initiative internationale, à laquelle participent au moins douze pays: une Colombie débarrassée de toute mine antipersonnelle d'ici 2021. Pour y arriver, rapporte El Heraldo, le gouvernement a « mis en place le mois dernier la plus grande brigade de démineurs au monde, avec 2 500 experts. Cette brigade comptera 10 000 démineurs l'année prochaine ».

 

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