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Revue de presse des Amériques

A la Une : Lula sera jugé pour corruption

L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva en pleurs, lors d'une conférence de presse à São Paulo, le 15 septembre 2016.
L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva en pleurs, lors d'une conférence de presse à São Paulo, le 15 septembre 2016. REUTERS/Fernando Donasci

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L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva sera jugé pour corruption et blanchiment d'argent par le juge fédéral Sérgio Moro dans un volet du tentaculaire scandale politico-financier Petrobras.
 
La presse brésilienne n'est pas toujours tendre avec l’ancienne icône de la gauche : les gesticulations de Lula ne le sauveront pas, écrit par exemple Zero Hora. Le journal estime que l’ancien président sort politiquement affaibli de l’enquête sur l’affaire Petrobras.

Sur le site de Carta Capital, la sénatrice du Parti des travailleurs Gleisi Hoffmann prend la défense de Lula. Il est « en train de se faire massacrer parce que certaines forces politiques ne supportent pas qu’il puisse retourner au pouvoir ». Et effectivement, selon O Globo, les proches de l’ancien président craignent que les soucis judiciaires n’empêchent une nouvelle candidature de celui qui est pour l’instant en tête des sondages pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2018.

« Quand un héros vacille », écrit aussi notre confrère Frantz Duval du journal haïtien Le Nouvelliste à propos du procès annoncé de l'ancien président brésilien, avant de conclure: « Chez nous, il est connu que la corruption gangrène l'administration publique et le monde des affaires. Pourtant, personne ne s'inquiète ici ».

La campagne présidentielle en Haïti
 
Le National revient dans un éditorial très ironique sur les programmes vides des présidentiables. « On trouve le discours de nos candidats sans trop de consistances par rapport aux défis qui se posent au pays » ? C'est parce que, explique l'éditorialiste, il y a plein de choses « qu'un candidat ne doit absolument pas dire ».

Impossible de parler du mariage pour tous, des taxes, de la réforme agraire, de la modernisation des entreprises publiques, ou de l'exode des Haïtiens vers l'étranger, sous peine d' « avoir contre lui l'ensemble de l'appareil qui contrôle cet État ainsi qu'une majorité significative de citoyens ». Et Le National de conclure : « Quand on est candidat en Haïti, il faut rassurer la corruption et le statu quo. On comprend pourquoi les discours sont aussi vides ». 

Choléra en Haïti : le mea culpa de Ban Ki-moon
 
Un autre discours, celui du secrétaire général des Nations unies, a été très suivi hier en Haïti. Et pour cause. « Un mois après avoir reconnu officiellement la responsabilité des troupes onusiennes dans l'introduction du choléra en Haïti », écrit Le Nouvelliste, « Ban Ki-moon a fait cette fois son mea culpa à l'ouverture de la 71e Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies » :

« J’ai beaucoup de regrets et de peine face aux terribles souffrances du peuple haïtien affecté par le choléra. Une nouvelle stratégie s’impose pour atténuer sa détresse et améliorer ses conditions de vie. Nous sommes fermement résolus à nous acquitter durablement de cette responsabilité morale », a déclaré le secrétaire général des Nations unies. « L'ONU élabore actuellement un plan contenant un ensemble de mesures d'assistance pour les personnes les plus touchées par l'épidémie qui a déjà fait plus de neuf mille morts », rappelle encore Le Nouvelliste.

Les avocats qui représentent les familles des victimes attendent de voir ce que contient concrètement ce plan d'action. Et ils ne sont pas les seuls. Le Miami Herald révèle aujourd'hui que quatre sénateurs américains, parmi lesquels Marco Rubio de la Floride où vit une importante communauté haïtienne, ont écrit une lettre à Ban Ki-moon. « Les Haïtiens ont attendu bien trop longtemps. L'ONU doit assumer sa responsabilité et indemniser les victimes et leurs familles », exigent les sénateurs.

Le discours d’adieu de Barack Obama devant l’ONU
 
Comme pour Ban Ki-moon, qui quitte ses fonctions dans quatre mois, c'était aussi la dernière fois que Barack Obama s'adressait hier à l'Assemblée générale onusienne.
« Le président nous a agréablement surpris », s'exclame le New York Post, pourtant pas connu pour être favorable à Barack Obama. « Peut-être peut-il se permettre plus d'honnêteté, maintenant qu'il va bientôt quitter la Maison Blanche? »

Le Washington Post écrit qu' « en plein milieu d'un monde en désordre, Obama a fait montre une dernière fois des traits de caractère qui font sa force : son idéalisme, sa clarté morale et son intelligence sereine. Barack Obama aura été une créature de lumière dans une époque où le monde est tombé dans l'obscurité », estime l'éditorialiste.

La fondation caritative de Donald Trump
 
Cela fait des semaines que le quotidien décortique les finances de Donald Trump et plus particulièrement de sa fondation caritative. Ainsi le Washington Post rappelle que Donald Trump n'a plus contribué un dollar depuis 2009 à sa fondation.

A la place, l'organisation est financée par les dons de tiers. Pourtant, la fondation Trump a payé pour des transactions au bénéfice exclusif du milliardaire ou de ses entreprises, comme le paiement d'une indemnité de 258 000 dollars pour un règlement à l'amiable.

 

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