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Pérou: deux anciens hauts responsables de l’armée condamnés à 22 ans de prison

Vladimiro Montesinos au tribunal sur une photo prise en février 2004
Vladimiro Montesinos au tribunal sur une photo prise en février 2004 ALEJANDRA BRUN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans une affaire qui lui avait valu une condamnation par la Cour interaméricaine des droits de l’homme, la justice péruvienne a condamné à 22 ans de prison trois anciens hauts responsables de l’armée pour l’assassinat de trois universitaires, des opposants au gouvernement d’Alberto Fujimori, en 1993. L’un des trois condamnés est Vladimiro Montesinos, un proche d’Alberto Fujimori, déjà incarcéré depuis 15 ans pour d’autres violations des droits de l’homme

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L’affaire remonte à 1993. Trois universitaires, le professeur Justiniano Najarro et deux étudiants, Martin Roca Casas et Kenneth Anzualdo, sont arrêtés par une patrouille militaire dans l’enceinte de l’Université technique de Callao, à Bellavista. Ces arrestations sont effectuées dans le cadre des opérations menées par l’armée contre le groupe armé du Sentier lumineux. Les corps des trois universitaires ne seront jamais retrouvés.

Et c’est seulement mardi 27 septembre, 23 ans après les faits, qu’un tribunal péruvien est enfin parvenu à mettre des noms sur les responsables de ses disparitions. Deux d’entre eux, condamné à 22 ans de prison, sont déjà incarcérés depuis 15 ans pour d’autres crimes. Il s’agit Nicolas Hermoza et surtout de l’ancien chef des services de renseignements Vladimiro Montesinos, considéré comme l’éminence grise de l’ancien président et dictateur Alberto Fujimori, également incarcéré actuellement.

Le troisième condamné dans cette affaire des trois universitaires disparus est Jorge Nadal Paiva, un ancien responsable des renseignements péruvien, absent lors du procès et désormais recherché. Ces trois hommes ont été déclaré responsables de l’assassinat de ces trois universitaires et de l’incinération de leurs corps dans un four installé dans les sous-sol de la direction des renseignements péruviens, a tenu à préciser la justice péruvienne.

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