La revue de presse des Amériques

A la Une: Michelle Obama s’en prend à Donald Trump

la première dame a défendu les femmes face aux agressions sexuelles. Cette intervention s’adressait bien sûr à Donald Trump même si Michelle Obama se gardait bien de prononcer le nom du candidat républicain.
la première dame a défendu les femmes face aux agressions sexuelles. Cette intervention s’adressait bien sûr à Donald Trump même si Michelle Obama se gardait bien de prononcer le nom du candidat républicain. REUTERS/Kevin Lamarque
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Michelle Obama a pris la parole, jeudi le 13 octobre 2016 lors d’un meeting du parti démocrate dans le New Hampshire. Un discours très politique et très remarqué par la presse au cours duquel la première dame a défendu les femmes face aux agressions sexuelles. Cette intervention s’adressait bien sûr à Donald Trump même si Michelle Obama se gardait bien de prononcer le nom du candidat républicain.

En fait, les explications fournies par Donald Trump au sujet de la vidéo de 2005 -dans laquelle il se vante de pouvoir exiger ce qu'il veut des femmes en raison à sa célébrité- ont été la goutte de trop pour la First Lady. « Il ne s'agissait pas de discussions de vestiaire. Il s'agissait d'un homme puissant s'exprimant librement et ouvertement sur un comportement de prédateur sexuel », a-t-elle déclaré.

Selon le Washington Post, le discours de Michelle Obama a été « remarquable ». Elle a peut-être enfoncé le clou dans le cercueil de la campagne de Donald Trump, renchérit CNN. C’est Michelle Obama qui prend la main dans la lutte contre le milliardaire, estime Politico. Selon ce site d’information, le discours de Michelle Obama fera date, il est déjà l’un des points forts de cette campagne électorale. Quant à Donald Trump, les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas. Puis que selon le New York Times, plusieurs donateurs conservateurs font pression sur le parti républicain pour qu’il lâche le candidat.

Haïti et la relance de la production locale

Selon l’agence de presse Alterpresse, c’est la paysannerie qui peut servir de levier pour relancer la production. L’agence a interviewé le juge de paix de la commune de Chantal, Jean-Marie Evens Bellabe, qui encourage les autorités à mobiliser les acteurs locaux. « Les responsables de l’État doivent miser sur la paysannerie pour explorer de nouvelles possibilités, en vue d’accroître le capital des paysans, dans le respect des ressources environnementales », recommande-t-il dans une interview à Alterpresse. Et le juge de paix de poursuivre : « L’État haïtien n’a qu’une seule chose à faire en ce moment, c’est de prendre en charge les paysans parce que ce sont eux qui doivent travailler la terre pour remembrer la production nationale ».

La difficile gestion de l’après-Matthew

Des reporters du journal brésilien Folha de Sao Paulo ont rencontré les habitants de Port-Salut. Là-bas, une église sert d’abris provisoires, écrit le journal. La plupart des plantations ont été détruites, « les paysans ne savent pas par où recommencer », poursuit Folha de Sao Paulo. Un pêcheur raconte que tout son équipement a été emporté par les inondations. Ce vendredi, les autorités devraient annoncer la date de l’élection présidentielle, à l’origine prévue pour dimanche dernier. Mais les habitants de Port-Salut n’y pensent guère. « Je ne connais aucun des 27 candidats à la présidence », raconte Daphnée aux journalistes de la Folha de Sao Paulo. « Même le maire de Port-Salut n’est pas venu nous voir jusqu’à présent, alors avec un nouveau président, ce serait pareil »  

Les défis du nouveau secrétaire général de l’ONU

La presse canadienne s’intéresse au nouveau secrétaire général de l’ONU.Selon Le Devoir, la désignation du Portugais Antonio Guterres est un « choix prometteur ». Mais les défis auxquels le nouveau secrétaire général sera confronté sont énormes. Et sa marge de manœuvre forcément limitée. « On attend de lui qu’il améliore l’efficacité générale de l’appareil onusien », écrit le journal canadien avant de conclure : « Au premier chef, il lui faudra faire preuve de leadership sur la question syrienne, là où les membres permanents du Conseil de sécurité ont lamentablement échoué jusqu’à maintenant ».

Le prix Nobel pour Bob Dylan, un bon choix ?

Un autre choix fait la Une de la presse, celui du prix Nobel de littérature, attribué au musicien Bob Dylan. Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. « Ses textes sont excellents mais ils ne peuvent pas être séparés de sa musique, » écrit une journaliste du New York Times. En honorant un musicien, le comité Nobel a manqué l’occasion de donner le prix à un écrivain car c’est la littérature, en déclin, qu’il faut soutenir, estime le journal. Un avis que le Los Angeles Times ne partage pas.

« Le prix nous rappelle que la culture pop peut aussi être un art et pas seulement du divertissement comme on le vit actuellement dans la campagne électorale »,estime le journal. Et journal brésilien O Globo rappelle que Bob Dylan a un statut unique dans le monde de la culture: il est le seul avoir obtenu un Oscar, 12 Grammy, un Golden Globe le prix Pulitzer et maintenant le prix Nobel.

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