Revue de presse des Amériques

A la Une: les tensions dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis

La sénatrice démocrate du Massachusetts, Elizabeth Warren, le 20 septembre 2016.
La sénatrice démocrate du Massachusetts, Elizabeth Warren, le 20 septembre 2016. REUTERS/Gary Cameron

Publicité

 

Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts, signe une tribune dans le Washington Post. Selon elle, les arguments que Donald Trump utilise sur la crainte d’un soi-disant « trucage » des élections ne tombent pas du ciel. Cela fait partie des arguments ressassés depuis des années par le parti républicain pour délégitimer les électeurs, les élus et les leaders démocrates. Il n’y a aucune preuve que les fraudes sont répandues, insiste-t-elle, pourtant 45 % des électeurs républicains croient que le trucage des élections est un vrai problème.

« Les démocrates et les républicains sont en désaccord sur de nombreux sujets... mais gagner les élections n’est pas la seule finalité », conclut-elle. « Le langage de Trump n’est malheureusement que le dernier et le plus bruyant exemple de cette tactique républicaine qui empoisonne notre système politique ». De son côté, Kathleen Parker du Washington Post avertit que malgré les sondages défavorables, Donald Trump peut encore gagner, les dés ne sont pas encore joués.

Nouvelles tensions politiques au Venezuela : le gouvernement a annoncé hier le report des élections régionales à l’année prochaine

La présidente du Conseil électoral Tibisay Lucena a annoncé que les élections régionales pour élire les gouverneurs qui devaient se dérouler en décembre seraient repoussées à la fin du premier semestre 2017, indique El Universal. En revanche, les élections municipales (pour élire les maires) auront bien lieu au second semestre l’an prochain. Une annonce à la télévision « sans expliquer pourquoi le Conseil électoral passait par-dessus l’article 160 de la Constitution, qui établit que les gouverneurs sont élus pour une période de quatre ans », rugit El Nacional. Pour Freddy Guevara, le coordinateur du parti d’opposition Voluntad Popular, « le gouvernement s’est vu obligé de retarder les élections régionales, car en ce moment il serait bien incapable de les gagner » ! 

En Haïti, l’aide internationale arrive au compte-gouttes, une situation tendue alors que les élections sont reportées
 
Les visites se succèdent en Haïti pour apporter de l’aide aux habitants du sud du pays après l’ouragan dévastateur, constate le site canadien CBC. Parmi elles, une délégation d’Américains d’origine haïtienne en Floride s’est rendue aux Cayes pour constater les dégâts, rapporte le Miami Herald. En plus de nourriture et de produits de première nécessité, l’urgence ce sont les purificateurs d’eau.

Les élections prévues le 9 octobre ont été reportées au 20 novembre pour le premier tour, rappelle Le National. L’État pourra-t-il financer ces élections ? « Les autorités ont décidé de jouer la carte de l’aide aux sinistrés et de voir venir du côté de l’élection américaine », et « d’ici novembre », écrit l’éditorialiste, « ce sera le grand ballet diplomatique entre Washington et Port-au-Prince ». Mais il faudra à tout prix éviter « l’ouragan électoral » prévient-il.
 
En Colombie, l’ONU supervisera le cessez-le-feu entre la guérilla des FARC et le gouvernement malgré le NON au référendum

Le NON a gagné lors du référendum sur les accords de paix le 2 octobre dernier, mais les Nations unies, qui ont déjà déployé 200 observateurs en Colombie, veulent maintenir la mission de supervision du cessez-le-feu accordée par le Conseil de sécurité, indique El Tiempo. Un cessez-le-feu qui reste en vigueur jusqu’au 31 décembre, se félicite l’ONU.

Pendant ce temps, les tractations se poursuivent entre le gouvernement et l’opposition, une course contre la montre selon La Silla Vacía. L’ex-président Alvaro Uribe, le chef du parti Centre démocratique, fer-de-lance du « NON » au référendum, a ouvert les portes ce mardi à un dialogue entre des partisans du « NON » et des membres des FARC, ce qui jusqu’à présent n’était pas envisageable.

Le gouvernement équatorien reconnaît être à l’origine de la restriction temporaire d’Internet dans son ambassade à Londres

L’Équateur héberge depuis quatre ans le fondateur de WikiLeaks, rappelle le New York Times. Et cette restriction n’a pas été ordonnée par hasard ! Julian Assange avait ce week-end divulgué des informations sur des discours de Hillary Clinton rémunérés par Goldman Sachs et ses liens avec Wall Street, renchérit Politico.

Il avait annoncé la publication prochaine de nouvelles informations sur les e-mails de Hillary Clinton. C’est là que l’Équateur a dit « stop », ne voulant pas que son ambassade soit accusée de s’immiscer dans le processus électoral en cours, tout en assurant que « cette restriction d’Internet n’empêchait pas que WikiLeaks poursuive son travail journalistique ».

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail