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Venezuela

Référendum révocatoire au Venezuela: la deuxième étape retardée

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, lors de la cérémonie d'ouverture du 17e Sommet des pays non-alignés à Porlamar, au Venezuela, le 17 septembre 2016.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro, lors de la cérémonie d'ouverture du 17e Sommet des pays non-alignés à Porlamar, au Venezuela, le 17 septembre 2016. REUTERS/Marco Bello
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La deuxième étape du processus de référendum révocatoire contre le président « est retardée jusqu'à nouvel ordre ». L'annonce a été faite jeudi 20 octobre au soir par le Conseil national électoral et sonne comme un coup de massue pour l'opposition dont le temps est compté. Le référendum révocatoire doit se tenir avant la date butoir du 10 janvier 2017 pour obtenir une élection présidentielle anticipée.

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Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

C'est un coup dur pour l'opposition au Venezuela. Il y a un mois, le Conseil national électoralavait douché une première fois les espoirs de l'opposition en annonçant que la tenue d'un référendum révocatoire contre Nicolas Maduro « pourrait avoir lieu au plus tôt au milieu du premier trimestre 2017 ». Voilà que le processus vient d'être suspendu.

Le Conseil national électoral se fonde sur les décisions rendues par les tribunaux de première instance d'au moins quatre régions du pays. Des tribunaux qui ont invalidé ce jeudi les résultats de la première étape du processus du référendum révocatoire attestant l'existence de fraudes.

Au début du mois de mai, la coalition d'opposition avait déposé près de deux millions de signatures au Conseil national électoral. C'était plus que le 1% requis lors de cette première étape.

Les chavistes chargent l'opposition

Depuis, les ténors chavistes n'ont cessé de dénoncer « les mensonges » de ces paraphes, accusant l'opposition d'avoir notamment apposé des signatures de personnes décédées. Le Parti socialiste unifié du Venezuela avait dans la foulée porté plainte. La justice leur a donné raison dans au moins quatre régions ce jeudi, et le Conseil national électoral n'a donc pas tardé à en prendre acte.

Conséquences : la deuxième étape du processus du référendum révocatoire, à savoir la collecte de 20 % de signatures des personnes inscrites sur les registres électoraux, qui était jusque-là prévue la semaine prochaine, « est repoussée jusqu'à nouvel ordre ».

Un certain nombre de députés et de leaders de l'opposition ont d'ores et déjà réagi. « Le gouvernement choisit un scénario très dangereux qui risque d'aggraver la crise », a déclaré Henrique Capriles, le candidat de l'opposition, lors de la dernière présidentielle. Une opposition qui ne devrait probablement pas tarder à appeler les Vénézuéliens à manifester dans les heures ou les jours qui viennent.

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