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Ceta

Frustration au Canada après l'échec des négociations du Ceta avec l'UE

La ministre du Commerce, Chrystia Freeland, au Parlement d'Ottawa, le 17 octobre 2016.
La ministre du Commerce, Chrystia Freeland, au Parlement d'Ottawa, le 17 octobre 2016. REUTERS/Chris Wattie
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les élus et les négociateurs canadiens réagissent plutôt négativement à l'arrêt des négociations autour de l'Accord économique et commercial global (AECG), ou Ceta en anglais. Vendredi 21 octobre, la ministre canadienne du Commerce a décidé de mettre fin à trois jours de négociations avec les représentants du Parlement wallon qui s'oppose à cet accord. Un accord qui faciliterait les échanges entre le Canada et 500 millions d'Européens. Côté canadien, plusieurs espèrent une reprise des pourparlers.

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Avec notre correspondante à Québec,  Pascale Guéricolas

L'émotion avec laquelle la ministre canadienne du Commerce a réagi en quittant la table des négociations au Parlement wallon traduit sans doute la frustration de son gouvernement face à des discussions qui s'éternisent.

Le négociateur en chef pour le Québec assure que le Canada a fait tout ce qui était en son pouvoir pour la conclusion de l'accord. Selon Pierre-Marc Johnson, la situation politique belge explique ce blocage, et il compte donc sur les Européens pour régler ce différend interne. « A ma connaissance, le gouvernement canadien restera ouvert, mais à condition qu'il y ait des propositions concrètes, constructives », a-t-il réagi.

Du côté de l'opposition canadienne, les conservateurs déplorent le manque d'implication du Premier ministre Justin Trudeau dans cet accord, alors que les négociations étaient déjà très avancées à son arrivée au pouvoir l'an dernier.

Le Nouveau parti démocratique, proche des syndicats, se réjouit quant à lui de voir cet accord remis en question, comme l'affirme son chef Thomas Mulcair à Radio-Canada. « Les gens ont le droit de dire "Est-ce qu'on peut poser des questions ?" et puis tant mieux si on peut poser les bonnes à ce moment-ci ! », a-t-il lancé.

Au Canada, on garde l'espoir d'une prochaine reprise des négociations, quitte à repousser le calendrier prévu.

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