Revue de presse des Amériques

A la Une: Clinton et Trump tentent de séduire l'électorat latino

Hillary Clinton, lors de son arrivée à Miami, le 26 octobre 2016.
Hillary Clinton, lors de son arrivée à Miami, le 26 octobre 2016. REUTERS/Carlos Barria
5 mn

Publicité

 Les deux candidats à la présidence Hillary Clinton et Donald Trump ont sillonné la Floride, l’un des États-clés du scrutin. Qui dit Floride, dit communauté latino, ce groupe électoral très convoité par les deux prétendants à la Maison Blanche. D’après le site Real Clear Politics, la candidate démocrate mène selon l’institut de sondages avec en moyenne 3 points d’avance sur son rival républicain dans les intentions de vote. Raison pour laquelle Donald Trump a enchainé les meetings dans le « sunshine state ». La dernière réunion, il l’a tenue mardi 25 octobre 2016 devant la communauté cubaine de Miami.

Selon le Miami Herald, les Cubains de Floride sont partagés. Seulement la moitié d’entre eux envisagent de donner leur voix à Donald Trump. Hillary Clinton de son côté a aussi tenté de séduire les latinos, avec quelques pas de salsa lors d’une émission locale El gordo y la flaca très regardée par les hispanophones. Elle a même appris quelques mots. Les animateurs de l’émission ont ensuite proposé un cafecito à la candidate, mais le secret service – chargé de sa protection – lui a interdit de le boire, d’après le Miami Herald.

Maduro dénonce un « putsch parlementaire »

Au Venezuela, l’opposition appelle ce mercredi 26 octobre 2016 à une manifestation nationale contre le président Nicolas Maduro. Malgré l’annonce d’un dialogue national qui doit débuter dimanche prochain, la tension est encore montée d’un cran. « L’opposition n’a rien à négocier », cette phrase de l’ancien candidat à la présidence, Henrique Capriles, est en une d’El Nacional. Le journal constate qu’il y a des divergences au sein de la MUD, l’alliance de l’opposition, sur le moment opportun d’entamer des discussions avec le gouvernement. Nicolas Maduro, quant à lui, a qualifié de « putsch parlementaire » l’ouverture par l’Assemblée nationale d’un procès en destitution contre lui. C’est à lire dans le journal Ultimas Noticias.

D’après Folha de Sao Paulo, l’initiative de l’opposition vénézuélienne est fortement critiquée par les autorités brésiliennes. Elles craignent que la décision ne fasse qu’aggraver le climat politique. Le journal explique que contrairement à ce que prévoit la Constitution brésilienne, le Parlement vénézuélien ne peut pas destituer le président. « Seuls la Cour suprême, contrôlée par le chavisme et le Conseil moral républicain peuvent prendre cette décision ».

Vers la signature du Ceta ?

Le traité de libre-échange Ceta sera-t-il signé ou pas demain jeudi 27 octobre ? Les avis sont partagés. D’après le Globe And Mail, l’espoir d’une signature de l’accord s’évanouit. Mais le gouvernement canadien refuse de reconnaitre que le sommet prévu demain n’aura probablement pas lieu. Tout comme il refuse aussi de renégocier l’accord de libre-échange malgré les inquiétudes exprimées par la Wallonie concernant la garantie des normes de santé et de sécurité.

La Wallonie dont la résistance est saluée par l’ancienne ministre québécoise des Relations internationales. Dans une tribune publiée par le journal Le Devoir, Louise Beaudoin estime que les Wallons ont raison de résister. Car il y a un « déni de démocratie. Négocié derrière des portes closes, rédigé dans un langage incompréhensible sauf pour les initiés, sans vrai débat contradictoire, ce traité, nos élus et gens d’affaires voudraient nous faire croire qu’il conduit à une mondialisation heureuse. Pour qui ? », se demande l’ancienne ministre, avant de répondre elle-même à la question : « Pour 1 % de la population, sans doute, qui se concocte une nouvelle belle charte des multinationales ».

Mais Louise Beaudoin ne se fait pas d’illusion : « Les Wallons céderont sans doute, tôt ou tard », écrit-elle, « sous les pressions de la part du Canada et de l’Union européenne ».

« L’interminable processus électoral » en Haïti

« Il y a un an, écrit Le Nouvelliste, les Haïtiens étaient aux urnes pour choisir le successeur de Michel Martelly ». Un scrutin que le journal de Port-au-Prince qualifie de« gâchis ». « La montagne avait… accouché d’une souris », poursuit le Nouvelliste. À présent, il va falloir trouver « des dizaines de millions de dollars pour reprendre des élections annulées pour fraude ».

Pourtant, estime le quotidien, les autorités peinent à venir en aide aux victimes du cyclone Matthew. Plus de 3 semaines après la catastrophe, on discute encore de comment apporter des vivres aux sinistrés. L’incapacité de porter assistance à ces derniers « n’est pas seulement une question d’argent, elle est aussi liée à la faiblesse de nos institutions », estime Le Nouvelliste. Des institutions que l’ouragan Matthew a affaiblies davantage, selon le journal. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail