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Revue de presse des Amériques

A la Une: la dernière ligne droite avant présidentielle américaine

Une scène se construit petit à petit face à la Maison Blanche, le 3 novembre 2016.
Une scène se construit petit à petit face à la Maison Blanche, le 3 novembre 2016. REUTERS/Kevin Lamarque

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« La seule façon pour Trump de l’emporter » : c’est le titre de l’éditorial du Washington Post aujourd’hui. On sent la fébrilité du quotidien qui jette aujourd’hui tout son poids dans la bataille de cette dernière ligne droite pour rappeler à ses lecteurs TOUS les mensonges et énormités proférés par le candidat républicain depuis le début de la campagne.

Du fait de ne pas avoir publié ses déclarations d’impôts, en passant par ses insultes envers les femmes, les musulmans, les Latino-Américains, les handicapés, les journalistes, ses incohérences dangereuses en matière de politique étrangère jusqu’à son refus de vouloir accepter le résultat de l’élection. « Nous croyons que madame Clinton est prête et apte à être présidente. Mais même les électeurs qui sont en désaccord - qui estiment que madame Clinton n’a pas les qualifications requises ou qui la trouvent moralement répugnante - ne peuvent pas prétendre qu’elle représente un danger pour la République », souligne le Washington Post avant de conclure : « Monsieur Trump, lui, est un danger ! C’est seulement en oubliant ou en ignorant tout ce qu’il a dit que les Américains peuvent se prononcer en sa faveur ».

Pourtant, Donald Trump bénéficie d’un soutien solide dans certaines parties de l’électorat. Le New York Times se penche aujourd’hui sur celui des vétérans. « Ils sont actuellement 22 millions aux États-Unis. Et beaucoup d’entre eux se tournent vers Donald Trump ». Un phénomène qui s’explique, estime le quotidien : « Après 15 ans de guerre, ceux qui ont servi en Irak ou en Afghanistan sont méfiants envers cette classe politique qui les a envoyés sur le champ de bataille dont ils sont revenus changés à jamais. Les vétérans se sentent abandonnés par les dirigeants du pays et frustrés par le manque de compréhension de la part de leurs concitoyens ». Chez les vétérans, Donald Trump devance Hillary Clinton de 19 points, selon le New York Times.
 
Comment réagiront les sympathisants de Trump si jamais leur champion devait perdre ? Ou si les résultats s’avéraient serrés et étaient contestés par le candidat républicain. Beaucoup d’observateurs craignent d’éventuelles violences. Des inquiétudes ravivées depuis l’incident qui s’est produit mardi soir dans l’État du Mississippi. Une église noire a été incendiée à Greenville, dans le sud profond des États-Unis. Le feu a gravement endommagé la bâtisse centenaire, rapporte le journal local The Clarion Ledger. Mais ce n’est pas tout. Sur la façade, qui a résisté aux flammes, ont été tagués les mots « Votez Trump ».

Pour le maire de la ville, il n’y a aucun doute : il s’agit d’une attaque « contre la communauté noire. Ces choses arrivaient dans les années 1950 et 1960. Mais elles ne devraient pas arriver en 2016 », s’insurge-t-il dans les colonnes du quotidien. « Cette campagne électorale réveille ce qu’il y a de pire », estime de son côté l’éditorialiste d’un autre journal local, The Delta Democrat Times. « Nous nous battons au sein de nos familles. Des amitiés se sont brisées. Mais faire résonner cette colère et cette haine au sein de notre communauté ne mène à rien ».
 
Colombie : où en est l’accord de paix ?
 
À en croire la presse colombienne aujourd’hui, il y a des raisons d’être prudemment optimiste : « Ce jeudi », annonce Semana, « les négociateurs du gouvernement et les représentants du Non se retrouveront une dernière fois autour de la table ». L’objectif : après quatre semaines de difficiles pourparlers, les deux camps doivent rédiger un document contenant les propositions pour amender l’accord de paix. « Dans l’après-midi, poursuit Semana, le chef des négociateurs gouvernementaux, Humberto de la Calle, et son équipe se rendront à La Havane pour travailler avec les représentants de la guérilla des FARC à une nouvelle version de l’accord de paix ».

Dans les colonnes d’El Tiempo, Humberto de Calle se montre confiant : « Nous sommes prêts à reprendre les négociations avec les FARC afin d’arriver à un nouvel accord qui, nous l’espérons, rassemblera un plus grand nombre de Colombiens que le premier ». 

 

 

 

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