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Mexique

Le Mexique fait déjà les frais de l'élection de Donald Trump

A Ciudad Juarez, à la frontière mexico-américaine, un Mexicain tient une pancarte anti-Trump, le soir de l'élection américaine.
A Ciudad Juarez, à la frontière mexico-américaine, un Mexicain tient une pancarte anti-Trump, le soir de l'élection américaine. REUTERS/Jose Luis Gonzalez
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La victoire de Donald Trump a plongé le Mexique dans la consternation. Le voisin du sud redoutait par-dessus tout une victoire du candidat républicain, qui n’a jamais cessé durant sa campagne d’attaquer, voire d’humilier, le Mexique.

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Avec notre correspondante à Mexico Emilie Barraza

Au Mexique, personne ne s’attendait à une victoire de Donald Trump. Alors, sur toutes les chaînes de télévision du Mexique, la confiance a vite laissé la place à l’inquiétude, puis la consternation. Que va devenir le Mexique avec cet « ouragan Trump » ?

Car selon la Banque mondiale, le Mexique sera le pays le plus affecté par la victoire de Trump. Et certaines conséquences se sont déjà fait sentir dès cette nuit : en quelques heures, la monnaie nationale a perdu 13 % de sa valeur. C’est son plus bas niveau depuis 20 ans.

Le PIB mexicain pourrait aussi perdre 3 à 5 % dans les prochaines années car l’économie du Mexique est ultra dépendante des Etats-Unis. Or, le candidat républicain veut en finir avec l’Alena, l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord, et rapatrier les entreprises américaines qui ont délocalisé au sud de la frontière.

Il y a aussi la question du mur, des millions de mexicains illégaux aux Etats Unis, que Trump veut déporter au Mexique. Sa construction couterait entre 10 et 12 milliards de dollars et c'est les Mexicains qui devraient la financer, avait déclaré Donald Trump.

Tension et crainte à Mexico

Un ministre mexicain a néanmoins voulu être optimiste à la télévision : « La situation s’annonce très difficile pour le Mexique, a-t-il déclaré, mais nous avons les capacités pour nous défendre, le pays est préparé. » Une façon d’être optimiste pour se préparer au pire… Un autre ministre a déclaré à la radio : « Nous devons agir avec intelligence et unité, nous avons des alliés aux Etats-Unis, nous allons gérer la crise. »

De son côté, Donald Trump, lors de son premier discours en tant que président élu, a tenté de rassurer la communauté internationale, avec ses mots : « Nous voulons de bonnes relations avec toutes les nations, tant que les intérêts des Etats-Unis sont protégés. »

Mais il n’empêche qu’au Mexique, la tension est à son comble. Dans quelques heures, la Banque centrale du Mexique et le ministère des Finances organisent une conférence de presse pour présenter un plan de défense de la monnaie nationale. Selon certains spécialistes, Donald Trump constitue pour le Mexique la pire menace extérieure depuis 1836 et la guerre du Texas.

 → A (RE)LIRE : Donald Trump élu 45e président des Etats-Unis

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