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Cuba

Cuba: Bayamo, avant-dernière étape du «Líder Máximo»

Des habitants de Bayamo ont attendu des heures que le cortège des cendres de Fidel Castro arrive chez eux, vendredi 2 décembre à Cuba.
Des habitants de Bayamo ont attendu des heures que le cortège des cendres de Fidel Castro arrive chez eux, vendredi 2 décembre à Cuba. REUTERS/Edgardo Garrido
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Cuba, le cortège qui transporte les cendres de Fidel Castro est arrivé vendredi à Bayamo, ville emblématique de l’histoire cubaine, pour y passer la nuit. Il reprendra ensuite sa route vers le sud-est de l'île et la dernière demeure du « Líder Máximo », Santiago de Cuba, où l'ancien président sera inhumé ce dimanche 4 décembre.

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Avec nos envoyés spéciaux à Bamayo,  Véronique Gaymard et Manu Pochez

Dans la foule, sur la place de la Révolution, au centre de Bayamo, Adamio agite son drapeau cubain en attendant le cortège qui transporte les cendres de Fidel Castro. C’est à Bayamo, en 1819, qu’est né Carlos Manuel de Céspedes, qu’on appelle ici « le père de la patrie ». Il a libéré les esclaves et lancé les attaques contre le colonisateur espagnol.

« Sans la province de Granma, il n’y a pas d’histoire à Cuba. Ici, c’est le centre de notre histoire. C’est ici que les esclaves ont été libérés pour la première fois. C’est ici que pour la première fois, on a chanté l’hymne national de Cuba. Notre province, c’est l’axe central de l’histoire de Cuba. Notre commandant en chef l’a dit lui-même ! Sans l’histoire de Granma, Cuba n’a pas d’histoire », explique Adamio.

Arrivée des cendres de Fidel Castro à Bayamo, le vendredi 2 décembre 2016, à la veille du dernier parcours de l'ancien président, qui sera inhumé dimanche à Santiago de Cuba.
Arrivée des cendres de Fidel Castro à Bayamo, le vendredi 2 décembre 2016, à la veille du dernier parcours de l'ancien président, qui sera inhumé dimanche à Santiago de Cuba. REUTERS/Edgard Garrido

Le convoi entre sur la place. Les écoliers regroupés scandent des slogans repris par la foule, qui agite frénétiquement des drapeaux. Tous tentent de filmer la scène avec des téléphones portables. Certains d'entre eux pleurent. Une femme de 23 ans est émue. « Je suis étudiante en médecine, en sixième année, et c’est grâce à lui, je le remercie d’avoir pu arriver à ce niveau », confie-t-elle.

« Fidel a commencé la guerre ici dans l’Oriente, et c’est un 2 décembre qu’il est arrivé sur le bateau Granma, dans cette province où il a vécu pendant deux ans », ajoute la jeune femme. Samedi 3 décembre, le cortège atteindra Santiago de Cuba. Et le long de la route, la foule - parfois acheminée depuis des villages plus reculés - viendra agiter ses drapeaux et prendre encore des photos de leur « Líder Máximo ».

→ À relire : Sur la route de Santiago, le peuple cubain et les cendres du « Líder Máximo »

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