Etats-Unis

Etats-Unis: les Sioux de Standing Rock de nouveau dans l'incertitude

Le chef Arvol Looking Horse, leader spirituel des tribus sioux du Lakota, Dakota et Nakota, le 4 décembre 2016 au camp Oceti Sakowin.
Le chef Arvol Looking Horse, leader spirituel des tribus sioux du Lakota, Dakota et Nakota, le 4 décembre 2016 au camp Oceti Sakowin. REUTERS/Lucas Jackson

Après la bonne nouvelle de dimanche, l'administration fédérale ayant décidé d'étudier un nouveau tracé pour le pipeline, afin d'éviter ce que les Indiens considèrent comme des terres sacrées, l'équipe Trump envoie des messages divergents. Le nouveau président peut renverser cette décision dès son arrivée à la Maison Blanche. Les Sioux de la tribu de Standing Rock, dans le Dakota du Nord, sont inquiets.

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Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

Après les chants de victoire, le réveil est difficile. Les Sioux de Standing Rock ne savent pas si le tracé contesté du pipeline évitera finalement les terres sacrées et les réserves d'eau potable.

Certes, l'administration fédérale a demandé à la compagnie Energy Transfer d'étudier une nouvelle route pour l'oléoduc dans le Dakota du Nord. Mais l'équipe Trump va s'installer à la Maison Blanche, et les conseillers ont apporté leur soutien au tracé contesté.

David Archambault, le chef de la tribu, ne baisse pas les bras. « Il y a plus de 7000 personnes ici, elles sont installées, elles vont rester, elles n'ont pas l'intention de partir », dit-il.

Il ne se passera certainement plus rien avant le 20 janvier. Mais les signaux sont inquiétants pour les opposants à l'oléoduc. D'après la presse, Donald Trump détient des actions de la société Energy Transfer qui doit construire le pipeline, un projet de 3,7 milliards de dollars.

Sur son site internet, la compagnie dénonce l'arrêt des travaux. Une décision politique, dit le communiqué, pas étonnante venant de l'administration Obama.

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