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Syrie / ONU

Syrie: le Conseil de sécurité de l'ONU adopte le cessez-le-feu initié par Moscou

Le projet de résolution n'a rassemblé que sept votes favorables, face à huit abstentions au Conseil de sécurité de l'ONU, le 23 décembre 2016, à New York.
Le projet de résolution n'a rassemblé que sept votes favorables, face à huit abstentions au Conseil de sécurité de l'ONU, le 23 décembre 2016, à New York. Manuel ELIAS / SC Chamber / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution russe sur l’accord de cessez-le-feu en Syrie, samedi 31 décembre. Ce vote est une victoire diplomatique pour Moscou, même si devant les réserves de certains membres du Conseil, la Russie a accepté d’édulcorer le texte afin de le faire adopter aux dernières heures de l’année 2016.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

L’adoption de cette résolution représentait une priorité pour Moscou. Les Russes, tant de fois pointés du doigt sur le dossier syrien, avaient à cœur d’obtenir, pour une fois, la bénédiction des Nations unies.

Pour emporter le vote, Moscou a accepté une forte altération du texte initial. Le Conseil de sécurité ne demande plus la mise en œuvre de l’accord russo-turc mais l’application des résolutions de l’ONU.

Autre point important, les pourparlers au Kazakhstan entre gouvernement syrien et opposition sont revenus dans le giron des Nations Unies.

Texte « vague »

Le texte de cette résolution est désormais assez vague, pour permettre de travailler sur les questions soulevées notamment par les États-Unis et l’ambassadeur français au Nations unies, Alexis Lamek : Comment cet accord de cessez-le-feu sera-t-il garanti, et par qui ? Des observateurs seront-ils déployés ? Quels sont les opposants inclus dans cet accord ?

« La préoccupation principale de la France tient à l'adhésion réelle des parties syriennes à cet accord de trêve alors que des bombardements ont été menés par le régime syrien en violation de cet accord au cours des dernières 48 heures », indique Alexis Lamek.

Le diplomate soulève plusieurs points : le Conseil de sécurité n'a reçu aucun document signé par le régime ou les groupes d'opposition et la liste des groupes se considérant comme parties prenantes de cet accord ne lui a pas été communiqué. La Russie a indiqué que certains groupes avaient donné mandat à d'autres pour y adhérer, « ce qui n'est pas corroboré par les textes qui nous ont été transmis ».

« Dans ses conditions, le niveau d'engagement des parties dans cette trêve paraît incertain et sa mise en oeuvre fragile », conclut Alexis Lamek. Selon son représentant permanent à l'ONU, la France considère que la cessation des hostilités doit s'appliquer à l'ensemble des participants, à la seule exclusion des groupes désignés comme terroristes par le Conseil de sécurité.

Paris a voté la résolution mais demande des précisions. Autant de dossiers que le Conseil de sécurité va remettre sur la table en ce début d’année, si la trêve en Syrie est respectée.

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