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Brésil

Brésil: chasse à l'homme après un massacre dans une prison de Manaus

Des proches des prisonniers d'un centre pénitentier de Manaus, dans la jungle amazonienne, le 2 janvier.
Des proches des prisonniers d'un centre pénitentier de Manaus, dans la jungle amazonienne, le 2 janvier. REUTERS/Michael Dantas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans une prison de Manaus (nord du Brésil) une mutinerie dans la nuit de dimanche à lundi s'est conclue par des scènes épouvantables. Cinquante-six détenus ont été tués, victimes d'une guerre entre gangs, dans cette région de l'Amazonie, où la surpopulation carcérale atteint des records. De nombreux prisonniers évadés sont toujours en cavale.

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Il faut savoir que la ville de Manaus compte en tout trois centres pénitentiaires. De la prison Anisio-Jobim, où a eu lieu le massacre, 87 prisonniers se seraient échappés au cours de l'évènement.

Mais en même temps, les détenus de deux autres centres ont également pu bénéficier du chaos à Anisio-Jobim pour prendre la fuite dans des conditions non encore élucidées.

Selon les autorités, 184 prisonniers se sont évadés. Une quarantaine d'entre eux ont été retrouvés. Une chasse à l'homme est en cours pour arrêter les fugitifs.

Victimes décapitées

Devant la prison où 56 détenus ont été massacrés, les familles réclament toujours des nouvelles de leurs proches. Mais l'identification des victimes s'avère particulièrement difficile car un grand nombre d'entre elles a été décapité. Le secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, Sergio Fontes, a promis que leurs dépouilles seront remises aux familles sous six jours.

Cent trente détenus, soupçonnés d'avoir participé aux affrontements entre deux gangs criminels et au massacre qui s'en est suivi ont été transférés dans des prisons fédérales.

Le ministre brésilien de la Justice, Alexandre Moraes, a annoncé l'investissement de deux milliards de réals, environs 500 millions d'euros, dans la sécurisation des prisons du pays.

A (re)lire Brésil: 56 détenus massacrés par un gang rival à Manaus

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