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Revue de presse des Amériques

À la Une: rentrée parlementaire en Haïti

Le président élu Jovenel Moïse, le 3 janvier 2017, à Port-au-Prince.
Le président élu Jovenel Moïse, le 3 janvier 2017, à Port-au-Prince. AFP/Hector Retamal

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Selon la Constitution haïtienne, la rentrée parlementaire a toujours lieu le deuxième lundi de janvier, rappelle Le Nouvelliste. Pour l’occasion, « les sénateurs doivent s’habiller en costume noir et les députés en costume blanc », poursuit encore le journal. Le président du Sénat, « également président de l’Assemblée nationale, a fait savoir que la séance de validation des pouvoirs et de prestation de serment des nouveaux élus se tiendra à 10 h du matin avant que ne débute l’Assemblée nationale ».

Pour le gouvernement provisoire du président par intérim, Jocelerme Privert, ce sera alors l’heure du bilan. On se souvient que le nouveau président élu, Jovenel Moïse, prêtera serment le 7 février. Devant l’Assemblée nationale, Jocelerme Privert doit faire son discours sur l’état de la nation et son Premier ministre Enex Jean-Charles sur le bilan de l’action gouvernementale. À en croire Le Nouvelliste, les « sénateurs PHTK menacent de boycotter la séance » au moment du discours du président provisoire puisque le mandat de celui-ci est arrivé à son terme en juin 2016. Mais faute de nouveau président élu, Jocelerme Privert était resté au pouvoir.

Le sénateur élu Guy Philippe devant la justice américaine
 
Un sénateur fraîchement élu manquera à l’appel aujourd’hui : Guy Philippe, arrêté puis extradé la semaine dernière aux États-Unis. Guy Philippe a comparu devant une cour fédérale américaine à Miami vendredi dernier. Selon Le National, « le prévenu est accusé de conspiration internationale impliquant trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent ». Le juge a par ailleurs « ordonné la détention de Monsieur Philippe sans possibilité de libération sous caution. L’audience de mise en accusation de Guy Philippe est prévue pour vendredi prochain. En cette occasion, l’acte d’inculpation sera lu et l’accusé pourra décider s’il plaidera innocent ou coupable », explique le journal.

L’éditorialiste du National s’interroge sur la moralité de certains élus à l’Assemblée nationale, « ces individus douteux », selon Gary Victor, qui « passent si facilement à travers les mailles des services spécialisés de la police et de la justice et même du Conseil électoral provisoire. L’État serait-il complice des filous ? L’État serait-il aux mains des filous ? »

Hillary Clinton acclamée
 
Aux États-Unis, cette semaine se déroulera sous le signe des adieux de Barack Obama, qui doit tenir son dernier grand discours demain soir à Chicago et la conférence de presse du président élu, Donald Trump, prévue mercredi. Mais en ce lundi, les journaux font de la place à celle dont on n’avait pas beaucoup de nouvelles depuis sa défaite contre Donald Trump : Hillary Clinton.
 
La candidate malheureuse à l’élection présidentielle a fait « une rare apparition en public ce dimanche ». Hillary Clinton a assisté à la dernière représentation de la comédie musicale « La couleur pourpre » à New York. Elle y a été accueillie par pas moins de « trois standings ovations », s’exclame le Washington Post. Ces derniers jours, les rumeurs concernant un possible retour de l’ancienne Secrétaire d’État sur le devant de la scène politique se sont faites de plus en plus insistantes, souligne le New York Times.

« Imaginez Hillary Clinton en tant que nouveau maire de New York ! Tous les dirigeants étrangers de passage aux Nations Unies se presseraient dans son bureau ! Le défilé à l’occasion de la journée mexicaine passerait juste devant la Trump Tower. Et dans les librairies de la ville « The Art of the Deal », le livre du futur président serait introuvable, alors que celui de son ancienne rivale, « Hard Choices », « Des choix difficiles » se trouverait partout en vitrine ». Et l’éditorialiste de conclure : « Certains choix ne sont pas difficiles du tout. Vas-y, Hillary, vas-y ».

Colombie : les FARC ne présenteront pas de candidat à la présidentielle de 2018
 
Après la signature de l’accord de paix en Colombie, la guérilla des FARC doit désormais se transformer en parti politique. « 2017 sera une année cruciale », explique El Espectador, car des élections législatives et présidentielles se tiendront en 2018.

Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timochenko, annonce dans les colonnes du journal que le nouveau mouvement politique qui naîtra à la suite de la démobilisation des guérilleros ne présentera pas encore de candidat à l’élection présidentielle en 2018. « Pour l’heure, notre priorité est de soutenir un candidat qui garantira l’application de l’accord de paix », déclare-t-il.

La Bolivie a son premier gouvernement autonome indigène

L’autonomie des peuples indigènes de la Bolivie est garantie par la Constitution depuis un référendum datant de 2009. Le premier groupe ethnique à avoir été en mesure de former un tel gouvernement est d’origine Guarani « dont les 46 représentants ont prêté serment hier », rapporte El Diario.

Selon le journal El Potosi, la communauté sera désormais régie par ses propres coutumes ancestrales. Ce qui n’affectera pas pour autant les normes nationales et régionales boliviennes. « En accédant à notre autonomie, nous enterrons le système discriminatoire et excluant », a proclamé fièrement l’un des leaders Guarani. 

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