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Pétrole

Les Etats-Unis valident le projet de construction de l'oléoduc Keystone XL

Un manifestant proteste contre la décision du président américain Donald Trump de relancer le projet de construcion de l'oléoduc Keystone XL, le 10 mars 2017 à Washington.
Un manifestant proteste contre la décision du président américain Donald Trump de relancer le projet de construcion de l'oléoduc Keystone XL, le 10 mars 2017 à Washington. REUTERS/Lucy Nicholson
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'opérateur TransCanada a obtenu vendredi 24 mars le feu vert du gouvernement américain pour construire l'oléoduc controversé Keystone XL. Ce dernier avait essuyé le veto de l'ancien président Barack Obama.

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En accordant le permis, le département d'Etat a indiqué que la construction de cet oléoduc « servirait l'intérêt national » américain. TransCanada a obtenu « le permis présidentiel du département d'Etat des Etats-Unis pour construire l'oléoduc Keystone XL », s'est félicité l’entreprise TransCanada, en indiquant abandonner en conséquence les démarches en justice engagées après un précédent refus.

Keystone XL, qui doit traverser l'Amérique du Nord sur 1 900 kilomètres, dont 1 400 km aux Etats-Unis, soulève la controverse depuis la présentation de sa première demande il y a dix ans. Cet oléoduc doit acheminer du pétrole canadien extrait des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800 000 barils par jour.

Refusée par Barack Obama au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, la construction de l'oléoduc avait été relancée quelques jours après l'investiture de Donald Trump fin janvier. Climato-sceptique, le nouveau président américain avait assuré en campagne électorale qu'il approuverait Keystone XL.

Le département d'Etat a souligné que ce feu vert avait été donné après avoir pris en compte divers facteurs comme « la sécurité énergétique, l'environnement, la culture ou les impacts économiques », tout en étant conforme sur un plan légal. Afin d'éviter toute polémique ou conflit d'intérêt, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil, s'était retiré du processus de décision du projet Keystone XL.

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