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Paraguay

Violences au Paraguay: le ministre de l’Intérieur et le chef de la police limogés

Les parents du jeune Rodrigo Quintana, tué dans la nuit de vendredi à samedi au siège du Parti libéral à Asuncion, effondrés lors des funérailles de leur fils, le 1er avril 2017.
Les parents du jeune Rodrigo Quintana, tué dans la nuit de vendredi à samedi au siège du Parti libéral à Asuncion, effondrés lors des funérailles de leur fils, le 1er avril 2017. REUTERS/Marcos Brindicci
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Paraguay, la situation reste tendue. Le gouvernement a réagi après la mort de l’opposant Rodrigo Quintana, 25 ans, abattu par un policier vendredi lors d’une manifestation contre le projet du gouvernement de réviser la Constitution. Une révision qui devrait permettre au président Horacio Cartes de briguer un second mandat. Le policier responsable a été arrêté et le président Horacio Cartes a appelé hier samedi au calme tout en critiquant l'opposition. Sans toutefois revenir sur sa volonté de réviser la Constitution.

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Le président Horacio Cartes a appelé au calme samedi, dans un message à la Nation, après les manifestations et l'assaut du Parlement vendredi. Il a également qualifié l'assassinat du jeune opposant au siège du Parti libéral d'« acte barbare ». « Je regrette profondément les événements qui ont eu lieu, a déclaré Horacio Cartes. Tout acte qui conduit à la perte d'une vie aussi jeune est injustifiable et représente une tragédie. Tous les responsables de ce tragique évènement feront face à la justice et paieront pour leurs actes ».

Le ministre de l'Intérieur et le chef de la police limogés

De fait, le policier responsable de la mort de Rodrigo Quintana, responsable du mouvement de jeunesse du Parti libéral tué d'une balle dans la tête, a été arrêté et le chef de la police nationale, Crispulo Sotelo, tout comme le ministre de l’Intérieur Tado Rojas, ont été limogés.

« Il n'existe pas de sentiment plus fort ou plus douloureux que celui que je ressens quand je vois les Paraguayens s'affronter violemment entre-eux. Il est impossible que nous soyons tous d'accord. Que nous voyons tous les choses de la même manière. Mais ce n'est pas si mal. Notre différence peut nous rendre plus forts si nous l'utilisons pour débattre.

Je regrette beaucoup les événements qui ont eu lieu sur la place du Congrès. Cela m'attriste de savoir que des civils et des policiers ont été blessés. Et j'assume ma part de responsabilité. Parce que nous, les hommes politiques, ne sommes pas encore parvenus à régler nos différents de manière pacifique en dialoguant. Je suis profondément indigné qu'on ait appelé à la violence. Que ce soit dans le but de marquer son opposition. Ou dans l'objectif de renverser un président élu par le peuple souverain ».

Mais le président poursuit dans son projet de réviser la Constitution. Or c'est cette révision qui pose problème : elle permettrait l'an prochain la réélection du président Horacio Cartes. Pour protester contre l'adoption du texte, des manifestants avaient pris d'assaut le Congrès et déclenché un incendie à l'intérieur du bâtiment.

Trente personnes ont été blessées lors des affrontements et quelque 200 autres ont été arrêtées. Luis Almagro, secrétaire général de l'Organisation des Etats américains, a appelé les forces de police au calme et invité le gouvernement du Paraguay à enquêter sur la mort du jeune militant de l'opposition.

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