Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: marée humaine à Buenos Aires contre l’impunité

Lors de la manifestation devant la Cour suprême à Buenos Aires, le 10 mai 2017.
Lors de la manifestation devant la Cour suprême à Buenos Aires, le 10 mai 2017. REUTERS/Martin Acosta

Publicité

 

En Argentine, un demi-million de personnes sont descendues dans la rue dans la soirée du mercredi 10 mai. « Une marche massive », rapporte La Nación en images, pour protester contre une décision de la Cour suprême ouvrant la voie à une libération anticipée d’un ancien militaire, Luis Muiña. Condamné pour des crimes commis sous la dictature des années 1970, il a bénéficié grâce à cette décision, de la loi dite « deux pour un », explique Página 12 selon laquelle chaque année de détention préventive vaut deux années de peine. Quelques heures plus tôt, le Parlement avait pourtant voté une loi interdisant que la mesure soit étendue à d’autres détenus. Mais les Argentins ont tenu à dire non à toute forme de clémence à l’égard des anciens tortionnaires.

En Une, Clarín publie une photo avec des milliers de manifestants qui brandissent des foulards blancs, symbole de l’association des Mères et grands-mères de la place de mai. L’une de ses figures, Estela de Carlotto, a salué la décision du Parlement, en déclarant devant la foule : « les victimes de la dictature seront affectées par ce nouveau vent d’impunité », mais « par chance la société a réagi avec fermeté ».

Le limogeage de James Comey continue de faire des remous aux États-Unis
 
Aux États-Unis, le limogeage de James Comey par Donald Trump agite toujours autant la presse américaine. L’ancien directeur du FBI aurait demandé au département de la Justice plus de moyens pour enquêter sur les interférences de la Russie dans la campagne présidentielle.

Le New York Times précise que la demande aurait été faite à Rod Rosenstein, le procureur général adjoint sur lequel Donald Trump s’est appuyé pour justifier le renvoi de James Comey. Selon la porte-parole du département de la Justice, « l’idée qu’il ait demandé plus de moyens » est « totalement fausse ». Mais cela ne suffit pas à convaincre les démocrates. Ils demandent la nomination d’un procureur spécial pour superviser l’enquête russe. Certains républicains ne sont pas non plus convaincus. Parmi eux, Richard Burr qui dirige la Commission du Renseignement au Sénat. Il a invité James Comey à venir s’expliquer à huis clos sur cette affaire mardi 16 mai.

Une décision qui vise à affaiblir le pouvoir judiciaire

Le Washington Post estime que le président américain a franchi « une ligne rouge impensable », « le pire abus de pouvoir présidentiel depuis le Watergate », selon le Boston Globe. L’inquiétude porte sur la nomination du futur chef du FBI par la Maison Blanche. Cette nomination doit être validée par le Sénat, majoritairement républicain. « C’est le moment de vérité pour le Parti républicain », estime l’éditorialiste du Boston Globe : « Vont-ils être patriotes ou partisans ? Vont-ils s’opposer ou soutenir les attaques quotidiennes de Trump envers la Justice ? » Pour le Washington Post, « le contrôle institutionnel nécessaire pour contraindre un président comme Trump s’effondre sous nos yeux. [...] Il ne reste qu’une seule question : qui pour s’opposer à Donald Trump ? »

La CIA va former une unité spéciale dédiée à la Corée du Nord
 
C’est à lire dans The Hill. Ce sera la première mission de l’agence de renseignement focalisée sur un seul pays. Dans un contexte de fortes tensions avec Pyongyang, elle aura pour but d’analyser les informations sur les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.
 
Au Brésil, l’ancien président Lula entendu par la justice

L’audience a duré près de cinq heures face au juge anticorruption Sergio Moro à Curitiba. Lula a nié avoir reçu en cadeau un appartement de luxe de la part de l’entreprise de bâtiment OAS en guise de pot-de-vin, titre Folha de Sao Paulo. Il s’est dit victime d’un acharnement judiciaire de la part du ministère public et du pouvoir judiciaire. L’ancien président estime que ces accusations sont purement politiques, il a critiqué les médias qui l’ont, selon lui, trainé dans la boue, relève Carta Capital. Le juge Sergio Moro lui a rétorqué qu’il était justement convoqué pour éclaircir ces sujets et se défendre. Après l’audience, Lula a assuré devant des milliers de partisans qu’il comptait bien continuer à coopérer avec la justice : « J’irai à autant d’audiences qu’il le faudra. J’irai faire autant de dépositions qu’il le faudra. Car s’il y a un Brésilien, s’il y a un être humain qui est à la recherche de la Vérité, c’est moi ! »

Le juge Sergio Moro a trois mois pour rendre son verdict, indique Correio Braziliense. En cas de condamnation ou si le procès se prolonge, poursuit le journal, Lula pourrait être empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2018, une élection qu’il convoite comme il l’a confirmé au juge.

Un mort dans une nouvelle manifestation au Venezuela

La quarantième mobilisation contre Nicolas Maduro se tenait ce mercredi 10 mai. Elle a été marquée par la mort d’un jeune homme de 27 ans. Dans El Nacional, les députés d’opposition accusent Néstor Reverol, le ministre de l’Intérieur, d’être responsable de ce qu’ils appellent « un assassinat ». Celui-ci se défend et assure que l’homme est mort à cause de « la droite terroriste » peut-on lire dans le journal chaviste Correo del Orinoco. Dans El Universal, l’opposition assure que 600 personnes ont été blessées dans la manifestation d’hier. Elle appelle les Vénézuéliens à retourner dans la rue dès aujourd’hui.

Des mères d’enfants disparus manifestent au Mexique

À l’occasion de la Fête des Mères, plusieurs centaines de femmes ont défilé dans plusieurs villes du Mexique. Elles exigent que les autorités retrouvent leurs enfants disparus.

« Malgré la Fête des Mères, il n’y a rien à célébrer », titre El Sol de Mexico. Ces mères ont perdu leurs enfants à cause des cartels qui sévissent au Mexique. Depuis 2006, lorsque les autorités ont déployé l’armée pour lutter contre ces cartels, 177 000 personnes ont été assassinées et 30 000 autres sont portées disparues. Selon l’Institut international d’études stratégiques, le Mexique est devenu le deuxième pays le plus meurtrier après la Syrie.

Des dizaines de milliers d’Haïtiens menacés de déportation aux États-Unis
 
En Haïti le président Jovenel Moïse va demander à Donald Trump d’empêcher la déportation de dizaines de milliers d’Haïtiens. C’est à lire dans le Miami Herald. Ces Haïtiens bénéficient d’un statut de protection temporaire depuis le séisme de 2010 qui leur permet de rester aux États-Unis. Mais ce statut se termine le 22 juillet prochain et l’administration de Donald Trump a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas le prolonger.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.