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Venezuela

Venezuela: le chef de l'opposition Henrique Capriles bloqué à l'aéroport

Henrique Capriles, figure de l'opposition, tenant une copie de la Constitution vénézuélienne, lors d'une conférence à Caracas le 6 avril 2017.
Henrique Capriles, figure de l'opposition, tenant une copie de la Constitution vénézuélienne, lors d'une conférence à Caracas le 6 avril 2017. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Venezuela, alors que de nouvelles manifestations se sont déroulées ce jeudi 18 mai dans plusieurs villes du pays, le chef de l'opposition Henrique Capriles a accusé les autorités de confisquer son passeport pour l'empêcher de se rendre à New York où il devait s'entretenir avec le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme.

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Le chef de l'opposition Henrique Capriles s'est filmé en direct à l'aéroport international de Maiquetia alors qu'il réclamait son passeport aux autorités de l'aéroport. « On m'a informé que mon passeport avait été annulé. Vous savez que nous avions annoncé que nous nous rendions aux Nations unies... Sans aucune raison, alors qu'il est valable jusqu'en 2020. En fait ils ne veulent pas qu'on se rende aux Nations unies... »

Henrique Capriles devait prendre l'avion pour New York où il devait en effet rencontrer le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, pour parler de la situation au Venezuela. Lorsqu'il a appris la nouvelle, celui-ci a réagi sur Twitter: « J'espère que la confiscation du passeport de Henrique Capriles n'est pas une mesure de représailles parce qu'il allait me rencontrer demain à l'ONU ».

Cet épisode contre Henrique Capriles marque une nouvelle escalade de la répression selon Rocio San Miguel, experte en questions de sécurité. « On lui a confisqué son passeport ! Les faits se répètent, comme mercredi, c'était un important journaliste vénézuélien, Cesar Miguel Rondon, à qui on a appliqué la même mesure d'invalidation de son passeport. Ce sont des gestes clairs de criminalisation de l'opposition. »

Le président Nicolas Maduro a accusé Henrique Capriles de diriger des bandes de terroristes. Il a prolongé l'état d'urgence et a ordonné la militarisation de l'Etat de Tachira près de la frontière colombienne, après des pillages et des attaques contre des policiers.

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