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Revue de presse des Amériques

A la Une: mort de l’ancien dictateur panaméen Manuel Noriega

Image d'archive de Manuel Noriega, en octobre 1989.
Image d'archive de Manuel Noriega, en octobre 1989. REUTERS/Alberto Lowe
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C’est la dernière étape d’une longue vie dont un tiers passé dans les prisons du monde, écrit le Miami Herald. Rien qu’en Floride, l’ancien homme fort du Panama a été détenu pendant 17 ans, après avoir été renversé par les États-Unis en 1989. « D’un dictateur cruel dont les adversaires finissaient souvent jetés d’un hélicoptère ou décapités dans une forêt, il restait à la fin un homme malade cloué dans un fauteuil roulant ». Un avis partagé par ce journaliste du quotidien panaméen La Estrella qui avait rendu visite à Noriega à l’hôpital après son opération d’une tumeur au cerveau. « Il est difficile d’imaginer que cet homme a été un personnage brutal porté par une ambition funeste », ajoute le journal. 

En tout cas, c’était un dirigeant aux multiples facettes et qui a divisé son pays et la communauté internationale, estime le Washington Post. Ses opposants retiennent surtout la répression sanglante à leur égard. Le général Noriega, lui, a toujours nié ces accusations, précise le Washington Post. De multiples anecdotes et légendes entourent le dictateur connu pour sa vie de libertin, ses goûts pour les somptueuses villas et les fêtes où la cocaïne circulait à flot, tout cela financé par l’argent de la drogue.

D’après le New York Times, Manuel Noriega affectionnait une collection d’ours en peluche qu’il aimait habiller en paramilitaires. En tout cas, le renversement du dictateur a marqué l’histoire des États-Unis. Car l’invasion du Panama a été la plus grande opération militaire américaine depuis la guerre du Vietnam, écrit le New York Times qui laisse le dernier mot à Manuel Noriega avec un extrait de son livre écrit lors de sa détention aux États-Unis. « Personne ne peut se soustraire au jugement de l’Histoire », souligne-t-il. « Je demande seulement à être jugé selon les mêmes critères de trahison et d’infamie que mes ennemis ».    

Au Venezuela, l’opposition poursuit la pression sur le gouvernement

Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi 30 mai 2017 à Caracas, une marche vers le ministère de l’Intérieur. C’est le titre d’El Nacional, journal d’opposition. Pourquoi le ministère de l’Intérieur ? Parce que c’est lui qui contrôle les milices paramilitaires, explique le dirigeant de l’opposition Henrique Capriles dans les colonnes du journal.

Henrique Capriles qui s’est plaint avec son équipe d’avoir été frappé et volé par des militaires de la Garde nationale lors d’une manifestation lundi 29 mai 2017. Une photo sur le site d’El Nacional montre le visage tuméfié du gouverneur de l’État de Miranda. Selon l’opposition, 257 personnes au total ont été blessées. Parmi elles le député Carlos Paparoni qui affirme avoir été touché à la tête par une bombe lacrymogène. Et la crise au Venezuela pousse les gens à quitter le pays. Il y en a de plus en plus qui souhaitent s’installer au Brésil. Plus de 3000 demandes de visa ont été déposées en 2017. L’immigration vénézuélienne a déjà un impact dans les villes frontalières où l’arrivée des Vénézuéliens a saturé le système social et hospitalier, rapporte le journal brésilien Folha de Sao Paulo.
 
Le désarmement des Farc repoussé de 20 jours

Selon Semana, il est dû à des retards accumulés dans la logistique des zones de cantonnement, à des difficultés pour garantir l’amnistie ainsi qu’à la lente mise en place des accords de paix. L’annonce du président colombien n’est pas une surprise, estime Semana.

On savait depuis des semaines que le calendrier fixé par les deux parties du conflit ne pouvait pas être respecté. Un exemple : il y a un mois, l’ONU informait qu’elle avait reçu à peine 1 000 armes des 7 000 à déposer au total.

Donald Trump et les briefings des services de renseignement

Le président américain a du mal à digérer les informations top secrètes obtenues lors des briefings quotidiens. C’est ce que rapporte le Washington Post. « Comme tout dans sa vie, le président consomme aussi les informations top secrètes très vite et très impatiemment. Pas besoin de beaucoup d’explications », écrit le journal.

« Donald Trump assis devant son bureau avec un Coca light demande surtout des présentations PowerPoint, des photos, des vidéos et des cartes. En fait, les dirigeants des services de renseignement ont adapté le briefing à sa personnalité », écrit un ancien agent de la CIA cité par le Washington Post.

 

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