Etats-Unis

Les patrons du renseignement américain assurent ne pas avoir subi de pressions

Mike Rogers, le directeur de la NSA, a affirmé n'avoir subi aucune pression du pouvoir depuis qu'il est en poste.
Mike Rogers, le directeur de la NSA, a affirmé n'avoir subi aucune pression du pouvoir depuis qu'il est en poste. REUTERS/Aaron P. Bernstein

Devant la commission du renseignement du Sénat, deux chefs du renseignement américain ont affirmé ce mercredi 7 juin n'avoir subi aucune pression ou intervention inappropriée du président Donald Trump dans le cadre de l'enquête sur les ingérences russes lors de la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis.

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L'audition publique n'a pas permis aux élus d'en savoir plus sur les prétendues pressions personnelles exercées par le président Donald Trump sur les deux hauts responsables de l'appareil de sécurité.

Une information révélée mardi par le Washington Post, selon laquelle Trump aurait demandé à Mike Rogers et Dan Coats de le défendre publiquement face aux accusations de collusion, ce qu'ils auraient refusé afin de ne pas s'ingérer publiquement dans une enquête en cours.

« Depuis que je suis devenu le directeur de l'Agence de sécurité nationale, il y a une peu plus de trois ans, autant que je me souvienne, on ne m'a jamais ordonné de faire quoi que ce soit d'illégal, d'immoral, de pas éthique ou d'inapproprié et, autant que je me souvienne, durant la même période, je ne me souviens pas d'avoir subi de pression pour le faire », a insisté Mike Rogers, directeur de l'agence d'espionnage NSA.

Dan Coats, le directeur du renseignement nommé par Donald Trump, a été encore plus bref. « Sénateur, je vous le répète, je ne ferais aucun commentaire sur cette question dans une audience publique. »

Dan Coats qui a laissé entendre qu'il pourrait en parler aux élus dans une audition à huis clos, a également souligné n'avoir jamais subi de pression pour intervenir de quelque façon que ce soit pour orienter politiquement du renseignement ou « dans une enquête en cours ».

Demain jeudi, c’est l'ancien chef du FBI, James Comey, limogé début mai par le président Trump, qui sera entendu par la commission du Sénat. Une audition potentiellement explosive.

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