Etats-Unis

Etat de Géorgie: pour les démocrates, une élection pour rebondir

Le jeune candidat démocrate dans l'Etat de Géorgie, Jon Ossoff.
Le jeune candidat démocrate dans l'Etat de Géorgie, Jon Ossoff. REUTERS/Chris Aluka Berry

Une élection partielle se tient dans l'Etat de Géorgie ce mardi 20 juin. En jeu, un siège très convoité à la Chambre des représentants. Dans cette circonscription républicaine depuis 1979, la candidate conservatrice, Karen Handel fait face à un jeune démocrate de 30 ans, Jon Ossoff. Pour le parti de Barack Obama et Hillary Clinton, c'est une élection test de la plus haute importance.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Les démocrates ne sont toujours pas remis de leur cinglante défaite de novembre dernier, et les élections partielles dans le Montana ou le Kansas en début d'année, ont confirmé l'emprise des républicains sur le Congrès.

Ce siège de représentant en Géorgie est donc devenu un enjeu d'importance nationale. Pour les démocrates, la victoire est, disent-ils, incontournable. Ce serait le premier signe de la reconquête du Congrès qu'ils appellent de leurs vœux. Le signal que l'opinion publique évolue, et réagit face aux premières décisions du président Trump.

« Historiquement, la circonscription vote à 60 % pour les républicains contre 40 % pour les démocrates, explique Dick Williams, rédacteur en chef du journal local The Crier. Et ce jeune homme, Ossoff, a fait une campagne fascinante en deux temps. La première partie, celle qui lui a permis de s’établir et de récolter de l’argent, c’était la phrase "Rendons Trump furieux". C'est comme ça qu'il a attiré l'extrême gauche, et plus largement toute la gauche américaine déçue de l'élection de Donald Trump. Sa campagne actuelle est beaucoup moins agressive, moins à gauche, car il cherche à rassembler. Par exemple, dans chaque publicité à la télévision, il dit la même chose : "Nous pouvons travailler ensemble à Washington, c'est votre argent de contribuable, dépensons-le intelligemment, sans le gaspiller". Cela plaît à tout le monde. »

Dick Williams poursuit : « Il est très rigoureux dans sa communication. Grâce à son image cool, il peut mobiliser 50 à 100 personnes en moins de deux heures pour une opération politique. Et les Républicains ne savent pas faire campagne de cette manière. »

Renforts républicains

Des républicains qui sont nénamoins conscients du risque. L'émergence du jeune candidat Jon Ossoff fait peur. Son opposante, Karen Hendel, pour qui cette élection aurait dû être une promenade de santé, a mis toutes ses forces dans la bataille. La candidate a dû faire venir de Washington des ministres qui expliquent dans les meetings, « que malgré Donald Trump », il faut garder confiance dans le parti républicain.

Les résultats de cette élection locale, la plus chère de l'histoire des Etats-Unis, devraient être connus dans la nuit de mardi à mercredi.

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