Revue de presse des Amériques

A la Une: décès de l’étudiant américain rapatrié de Corée du Nord

Otto Warmbier, ici lors d'une conférence de presse à Pyongyang en février 2016, avait été détenu un an et demi en Corée du Nord.
Otto Warmbier, ici lors d'une conférence de presse à Pyongyang en février 2016, avait été détenu un an et demi en Corée du Nord. Reuters

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Le Washington Post rappelle que la cause de la mort n’a pas été communiquée ni par les médecins, ni par les parents. Mais la famille d’Otto Warmbier a dénoncé à nouveau « les mauvais traitements, atroces et barbares » que leur fils a subis selon eux en Corée du Nord. Sa mort est une conséquence de ces mauvais traitements, ont précisé les parents. Les réactions politiques n’ont pas tardé. Donald Trump a dénoncé un « régime brutal ». Mais dans la presse, certains parlementaires vont encore plus loin. Dans les colonnes du Washington Post, le sénateur John McCain affirme que Otto Warmbier a été « assassiné » par le régime de Pyongyang. « Au cours de sa dernière année de vie », poursuit McCain, « il a enduré le même cauchemar que vit le peuple de Corée du Nord depuis 70 ans ».

Pour l’instant, le département d’Etat déconseille à des citoyens américains de se rendre en Corée du Nord. Il faut savoir que trois Américains y sont encore détenus. Toujours selon le Washington Post, le Sénat pourrait bientôt étudier la possibilité d’interdire les voyages vers ce pays d’Asie. En tout cas, l'agence de voyages Young Pioneer Tours, par laquelle Otto Warmbier s'était rendu à Pyongyang, a annoncé sur Facebook qu'elle renonçait à emmener des Américains en Corée du Nord car le risque est trop élevé. C’est à la Une de USA Today. Le journal rappelle que l’agence a, pendant des années, promu ses voyages à l’aide d’une publicité vantant le fait qu’elle emmènerait des étudiants à des endroits qui feraient peur à leur mère.

Election législative partielle dans l’Etat de Géorgie

Selon la presse américaine, ce scrutin local a effectivement des répercussions nationales. Par son coût d’abord, car c’est le plus cher de ce genre dans l’histoire américaine. Et parce qu’il a une valeur de test politique. « Tous les yeux sont rivés sur l’élection en Géorgie », titre d’ailleurs le Atlantic Journal Constitution. Les démocrates ont vraie possibilité d’arracher ce siège de député aux républicains, écrit le site Mother Jones.

En plus ce siège appartenait à Tom Price, l’actuel ministre de la Santé et l’un des pères spirituels de la réforme de l’assurance maladie lancée par Donald Trump. Une victoire démocrate représenterait alors un symbole fort dans la lutte de ce parti pour conserver les acquis de l’Obamacare.

D’après les derniers sondages, les deux candidats, la républicaine Karen Handel et le démocrate Jon Ossoff sont au coude-à-coude avec 49% d’intentions de vote pour chacun. Ces derniers jours, les prétendants, dans un souci de ne pas offenser leur base, se sont contentés de véhiculer des messages très plats, a observé le site Politico. Et alors que cette campagne législative à Atlanta est très suivie à Washington, le nom du président n’a guère été prononcé. Aucun des deux n’a souhaité jeter de l’huile sur le feu afin de pouvoir séduire une partie de l’électorat de son adversaire, indispensable pour s’assurer d’une victoire.

Deux journalistes néerlandais enlevés en Colombie

Ils étaient en train de réaliser un documentaire dans le nord-est du pays, dans le département de Norte de Santander, proche du Venezuela. C’est une région où la guérilla de l'ELN et d'autres groupes armés sont actifs. Pour l’instant, il n’y a aucune revendication, mais selon la presse colombienne, les journalistes seraient entre les mains de l’ELN. La guérilla a annoncé dans un tweet, repris par El Espectador, qu’elle menait une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.

El Tiempo précise que les enlèvements ont été l’un des points les plus difficiles dans les négociations entre le gouvernement et la guérilla. Et alors que ces négociations continuent – d’après Semana – l’ambassadeur néerlandais est arrivé sur place pour préparer une éventuelle libération des otages. Semana rappelle que dans la même zone l'ELN avait enlevé l’an dernier la journaliste colombiano-espagnole Salud Hernandez et deux reporters colombiens de la chaîne de télévision RCN. Ils ont été rapidement libérés.

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