Colombie

Attentat de Bogota: huit arrestations dans un groupuscule d'extrême gauche

Des bougies et des fleurs pour les trois femmes tuées lors de l'attentat à la bombe dans le Centre commercial Andino à Bogota, le 18 juin 2017.
Des bougies et des fleurs pour les trois femmes tuées lors de l'attentat à la bombe dans le Centre commercial Andino à Bogota, le 18 juin 2017. REUTERS/Jaime Saldarriaga

En Colombie, l'enquête avance sur l'attentat dans un centre commercial de Bogota qui a coûté la vie à trois femmes dont une Française le 17 juin et fait plusieurs blessés. Un attentat inhabituel depuis plusieurs années dans la capitale, qui a causé un immense choc dans la population. Huit personnes ont été arrêtées ce samedi, elles sont soupçonnées d'appartenir à un groupuscule urbain appelé le Mouvement Révolutionnaire du Peuple qui serait à l'origine d'une quinzaine d'attentats principalement à Bogota.

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Les enquêteurs ont suivi la piste des membres du Mouvement Révolutionnaire du Peuple, grâce aux caméras de surveillance du centre commercial Andino où s’est produit l’attentat le 17 juin. Un groupuscule méconnu des Colombiens y compris de la police.

Selon les enquêteurs, ce groupe d’extrême gauche serait formé d’anarchistes et aurait bénéficié de formations au maniement des explosifs par des factions urbaines de l’ELN, l’Armée de Libération nationale. Sur les 20 explosions qui se sont produites à Bogota entre 2015 et 2017, quatorze dont certaines ont fait des blessés, seraient attribuées à ce mouvement. Des pamphlets avaient été retrouvés sur place il y a deux ans, avec le slogan : « Ni Santos, Ni Uribe, la paix des riches n’est pas la paix du peuple. »

Onze de leurs membres avaient été arrêtés en 2015, ce qui avait permis à la police de comprendre leur organisation en triade, opérant sans se connaître pour éviter de faire tomber la structure. Le mouvement aurait commencé à opérer début 2015, en utilisant des petites charges explosives souvent placées dans les toilettes de bâtiments, comme ce qui s’est passé au centre commercial Andino. Selon les informations recueillies par le site Semana, la charge aurait dû exploser à 5 heures du matin, et non à 5 heures de l’après-midi, en pleine affluence.

Les huit personnes arrêtées, quatre hommes et quatre femmes, vont être présentées à un juge. L'attentat avait été condamné par les FARC et la guérilla de l'ELN. Un communiqué du MRP a circulé sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du mouvement dans l'attentat mais il n'a pas été authentifié par les autorités.

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