Revue de presse des Amériques

A la Une: Etats-Unis, les proches de Donald Trump commencent à être interrogés

Le gendre de Donald Trump Jared Kushner, après son audition à huis clos devant la Commission du renseignement du Sénat, le 24 juillet 2017.
Le gendre de Donald Trump Jared Kushner, après son audition à huis clos devant la Commission du renseignement du Sénat, le 24 juillet 2017. REUTERS/Jim Bourg

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Première audition du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, devant la Commission du renseignement du Sénat ce lundi 24 juillet 2017. Celui qui occupe le poste de haut conseiller à la Maison Blanche s’est expliqué sur ses liens avec la Russie avant et après l’élection présidentielle de 2016. Une audition qui s’est déroulée à huis clos. Jared Kushner avait damé le terrain juste avant cette audition en diffusant un communiqué dans lequel il expliquait avoir rencontré des Russes à quatre reprises pendant la campagne électorale, tout en démentant toute collusion ayant visé à faire gagner son beau-père. Et c’est exactement ce qu’il a répété aux sénateurs selon le New York Times.

Après deux heures d’audition, le mari d’Ivanka Trump a répété aux médias qui l’attendaient qu’il n’avait « pas commis de collusion avec la Russie » et qu’il ne connaissait « personne au sein de l’équipe de campagne qui l’ait fait. ». Une audition qui n’a pas forcément plu aux membres de cette commission. « Les déclarations de M. Kushner n’ont que peu de poids, étant donné son refus de témoigner en public et sous serment », estime par exemple le démocrate Raul Grijalva. Le gendre de Donald Trump n’en a pas encore terminé puisque ce mardi il sera interrogé par les membres de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

Les sénateurs américains attendus pour voter l’abrogation d’Obamacare

Ce vote tant attendu qui doit permettre l’ouverture du débat afin d’abroger du système de santé Obamacare devrait se tenir ce mardi.C’est Mitch McConnell, le chef de la majorité du Sénat, qui l’a annoncé, nous apprend la revue Politico. Et cette annonce a une conséquence : le sénateur républicain John McCain, à qui les médecins ont diagnostiqué un cancer du cerveau la semaine dernière, va devoir revenir à Washington aujourd’hui pour participer au vote.

Selon la revue de nombreux élus républicains hésiteraient encore à voter en faveur de cette abrogation. Mais la pression exercée par la Maison Blanche ces derniers jours est telle que le vote doit se tenir, même s’il doit échouer, estime Politico.

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions pourrait être sur la sellette

C’est ce que croit savoir le Washington Post. Selon le journal Donald Trump et ses proches conseillers discuteraient d’une telle éventualité. L’idée étant de remplacer Jeff sessions par quelqu’un qui serait à même de mettre un terme à l’enquête dirigée par le procureur spécial Robert Mueller sur les ingérences russes durant la campagne électorale. Mais si d’aventure Jeff Sessions devait être remercié ou démissionnait, la nomination de son remplaçant devra être confirmée par le Sénat, ce qui n’arrangerait pas les affaires de la Maison Blanche.

Du coup le Washington Post, qui s’appuie sur des déclarations de membres de la Maison Blanche, émet l’hypothèse d’un limogeage de Jeff Sessions durant le mois d’août, pendant les vacances parlementaires, ce qui éviterait pendant un certain laps de temps à son remplaçant de passer devant une commission pour être confirmé à son poste

Au Venezuela l’ancien chef du gouvernement espagnol tente une médiation

C’est ce qu’avait déjà tenté de faire José Luis Rodriguez Zapatero l’année dernière pendant près d’un mois, précise El Universal. Le dirigeant espagnol croit encore au dialogue, malgré la polarisation du pays. Selon lui, c’est la seule voie possible pour obtenir la paix et sauver la démocratie. Zapatero a rencontré hier matin Leopoldo Lopez, l’opposant vénézuélien libéré récemment après trois ans de détention.

Selon El Nacional : Leopoldo Lopez lui a confirmé qu’il comptait poursuivre le bras de fer avec les autorités en réitérant l’appel à la grève générale pour quarante-huit heures à compter de demain mercredi et en appelant également tous les Vénézuéliens à rejoindre Caracas ce vendredi pour une grande marche contre l’Assemblée constituante. La mission de Zapatero semble vaine tant les deux camps semblent fermés à toutes issues négociées.

Caracas menace de représailles le Mexique et la Colombie

Hier, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Samuel Moncada a dénoncé un communiqué diffusé sur les sites des ambassades américaines qui demandent aux ressortissants américains résidant au Venezuela de faire des réserves d’eau et de nourritures et de faire bien attention durant les soixante-douze prochaines heures d’après Ultimas Noticias.

Samuel Moncada a également fait état d’une collaboration de la CIA avec le Mexique et la Colombie pour faire « tomber le gouvernement vénézuélien », selon Tal Cual. Plus tard dans la journée, le président Nicolas Maduro a donc menacé de représailles diplomatiques ces deux pays, sans pour autant entrer dans les détails. Un épisode qui en dit long sur la nervosité et la crispation dans les rangs du gouvernement de Nicolas Maduro, selon Tal Cual.

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