Venezuela

Venezuela: l'opposant Leopoldo Lopez de nouveau placé en résidence surveillée

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, a quitté la prison de Ramos Verde pour être de nouveau placé en résidence surveillée.
Le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, a quitté la prison de Ramos Verde pour être de nouveau placé en résidence surveillée. © Reuters

L'un des chefs de l'opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, qui avait été libéré de prison samedi 29 juillet, est de nouveau assigné à résidence à son domicile à Caracas, a annoncé son épouse Lilian Tintori.

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« Ils viennent de transférer Leopoldo à la maison », a écrit sur Twitter ce dimanche 6 août l'épouse de Leopoldo Lopez, qui avait été incarcéré mardi 1er août. « Nous avons encore plus de conviction et de fermeté pour parvenir à la paix et à la liberté au Venezuela! ».

Leopoldo Lopez, 46 ans, et le maire de Caracas Antonio Ledezma, 62 ans, avaient été conduits mardi à l'aube à la prison militaire de Ramos Verde, dans les faubourgs de Caracas, en application d'une décision du Tribunal suprême de justice (TSJ). Le TSJ avait révoqué leur placement en résidence surveillée en les accusant d'avoir projeté de s'enfuir.

Tous deux avaient lancé des appels contre l'élection de l'Assemblée constituante voulue par le président Nicolas Maduro. Cette assemblée a tenu sa séance inaugurale vendredi sur fond de rejet de l'opposition, d'accusations de fraude électorale et de condamnations internationales.

L'incarcération de Leopoldo Lopez et d’Antonio Ledezma avait suscité de nombreuses réactions de réprobation à l'étranger. Le président américain Donald Trump avait fustigé « les actions de la dictature de Maduro », déclarant qu'il tenait le président vénézuélien pour « personnellement responsable » de la sécurité des deux hommes.

Leopoldo Lopez avait été initialement placé en résidence surveillée le 8 juillet après avoir passé trois ans et cinq mois à la prison de Ramos Verde. Il y purgeait une peine de près de 14 ans à laquelle il avait été condamné sous l'accusation d'avoir incité à la violence lors d'une vague de manifestations contre M. Maduro qui avait fait 43 morts.

(Avec AFP)

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