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Etats-Unis / Donald Trump

Propos de Trump sur Charlottesville: Tillerson ne cache pas son malaise

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson dans une interview à Fox News Sunday a clairement refusé de reprendre à son compte les propos de Trump sur Charlottesville.
Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson dans une interview à Fox News Sunday a clairement refusé de reprendre à son compte les propos de Trump sur Charlottesville. REUTERS/Yuri Gripas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Aux Etats-Unis, les événements de Charlottesville, il y a deux semaines, et surtout la réaction de Donald Trump après ces violences, n'en finissent pas de créer des remous. Dès qu'il parle sans prompteur, le président américain exprime une réelle complaisance avec les mouvements nationalistes. Cela flatte une bonne partie de sa base électorale, mais met dans l'embarras son entourage qui est en général loin de partager ses valeurs. Mais aucun ministre ou conseiller modéré n'a encore osé claquer la porte.

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Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Il y a un certain paradoxe depuis quinze jours. Deux conseillers extrémistes de Donald Trump ont été contraints de quitter la Maison Blanche, au moment même où le président épousait publiquement leurs positions après les violences de Charlottesville. Et au contraire, ceux qui restent à des positions officielles trouvent toutes sortes de formules pour marquer leur désapprobation avec le message ou les décisions de leur patron.

Interrogé par Fox News sur les inquiétudes émises par l'ONU, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson n'a pas caché son malaise :

Rex Tilleson : « Je pense que personne ne doute des valeurs américaines ou de l'engagement de notre gouvernement ou de nos agences à faire progresser et à défendre ces valeurs. »

Fox News : « Et les valeurs du président ? »

Rex Tillerson : « Le président parle pour lui-même. »

Trump n'est pourtant plus un simple citoyen, mais ils sont beaucoup à préférer avaler quelques couleuvres plutôt que de laisser les clés de la Maison Blanche à des nationalistes qui n'ont certainement pas dit leur dernier mot malgré leur mise à l'écart.

Ainsi, Gary Cohn, influent conseiller économique en chef, a lui aussi fait part de son désarroi, mais alors que beaucoup misaient sur sa démission, il avait expliqué qu'en « tant que patriote, il avait le devoir de tenir son engagement de travailler pour les Américains. »

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