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Antilles

L'ouragan Irma ravage Saint-Martin et Saint-Barthélemy

Rue inondée à Saint-Martin après le passage dévastateur de l'ouragan Irma le 6 septembre.
Rue inondée à Saint-Martin après le passage dévastateur de l'ouragan Irma le 6 septembre. Rinsy XIENG / TWITTER / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les dégâts causés sur l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin par Irma sont « énormes , a déclaré le ministre de l'Intérieur des Pays-Bas mercredi. « A tel point que nous n'arrivons pas encore à les mesurer », a affirmé Ronald Plasterk. A cause des « difficultés de communication » avec l'île, il est « impossible à l'heure actuelle d'avoir une vue complète de la situation », a poursuivi le ministre. Côté français, six morts sont à déplorer selon la préfecture, et 95 % de la partie française est détruite.

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Les centres d'accueil et de secours de la Croix-Rouge néerlandaise étaient surpeuplés, mercredi soir, de personnes ayant fui leur domicile. Etant donné l'état désastreux des réseaux de communication, détruits par l'ouragan Irma, la Croix-Rouge néerlandaise était incapable de chiffrer le nombre d'évacués, selon un porte-parole.

Le port et l'aéroport du côté néerlandais de l'île de Saint-Martin ont gravement été touchés par la catastrophe, selon l'agence de presse néerlandaise. De plus, de fortes pluies sont attendues dans les heures qui viennent, ce qui pourrait entraîner des coulées de boue, sources de « complications supplémentaires », selon la Croix-Rouge.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a qualifié de « terribles » les « informations et images » venues de la partie caribéenne du Royaume des Pays-Bas, ravagée par le passage d'Irma. Il a annoncé que dès que la météo le permettrait, deux navires de la Marine seraient dépêchés depuis Curaçao et Aruba pour transporter des militaires et des biens humanitaires vers Saint-Martin.

Saint-Martin « détruite à 95% »

Côté français, « 8 morts et 21 blessés » sont déjà à déplorer à Saint-Martin, a annoncé ce jeudi le colonel Vincent Boichard, responsable du détachement de la sécurité civile de l'Hexagone envoyé en renfort en Guadeloupe. Le président Emmanuel Macron a prévenu qu'il fallait s'attendre à « un bilan dur et cruel » et à des « dégâts matériels considérables ». La partie française de l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin est « détruite à 95% » après le passage d'Irma, a indiqué mercredi soir le président du Conseil territorial local, Daniel Gibbs.

Sur les réseaux sociaux, des photos et vidéos dévoilent l'ampleur des dégâts sur les deux îles, où l'électricité et les télécommunications sont coupées : bateaux transformés en petits bois dans un port, arbres étêtés par des rafales de vent, toitures envolées, voitures immergées dans les rues.

Un journaliste de la radio RCI international, présent à Saint-Martin, a fait état de « véhicules renversés », « de bateaux qui ont quitté la mer et se retrouvent au milieu de la route », de « toits éventrés ». Il a également évoqué la présence de jeunes gens « en train de piller le centre-ville ». « C’est comme une bombe atomique, tout est par terre », confiait ce jeudi matin à Guadeloupe première une habitante de l’île qui a passé des heures enfermée dans sa salle de bain, après avoir bloqué la porte avec sa machine à laver, en attendant que le monstre s’éloigne.

« Urgence absolue »

La préfecture a elle été « totalement détruite », forçant la préfète à « se réfugier dans l'ancienne préfecture », a déclaré le ministre français de l'Intérieur ce jeudi matin sur France info. « L'hôpital avait vu sa toiture envolée et donc les malades s'étaient réfugiés dans le premier étage et dans le sous-sol, ajoute Gérard Collomb. L'ensemble des équipements publics a été détruit, l'électricité ne fonctionnait plus, l'eau n'arrivait plus. [...] Et donc parmi les premiers envois que nous avons faits, il y a eu à la fois beaucoup d'eau, des rations de combats pour tenir pendant les premiers jours. Bref, c'était vraiment l'urgence absolue pendant ces deux jours. »

A Saint-Barthélemy, île française voisine de 10 000 habitants, « tout est cassé. C'est terrible, c'est une scène d'horreur », a raconté Kevin, un habitant joint par BFMTV.

La ministre française des Outre-Mer Annick Girardin a exprimé sa « plus forte inquiétude » pour les deux îles, où environ 7 000 personnes avaient refusé de se mettre « à l'abri ». L'urgence est maintenant de « porter secours, de soigner, d'évacuer si nécessaire, mais surtout de faire un état des lieux », a-t-elle ajouté. Elle devait partir mercredi soir avec 168 secouristes en Guadeloupe, qui va servir de « hub logistique ».

Un pont aérien va être mis en place avec la Guadeloupe où 200 secouristes arrivent en renfort dans un vol avec la ministre de l’Outre-Mer.

 

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