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Etats-Unis

Les Noirs américains de Saint-Louis restent mobilisés deux jours consécutifs

«Nous ne garderons le silence», peut-on lire sur cette pancarte brandie par un manifestant après l'acquittement de l'ancien policier Jason Stockley. Saint-Louis, le 16 septembre 2017.
«Nous ne garderons le silence», peut-on lire sur cette pancarte brandie par un manifestant après l'acquittement de l'ancien policier Jason Stockley. Saint-Louis, le 16 septembre 2017. REUTERS/Joshua Lott
Texte par : RFI Suivre
4 mn

A Saint-Louis, dans le Missouri, les manifestations se sont poursuivies pour une deuxième journée consécutive, samedi 16 septembre 2017, après l'acquittement d'un ex-policier blanc qui avait tué, en 2011, un jeune Noir lors d'une course poursuite. Il le soupçonnait d'être un trafiquant de drogue. Un concert du groupe de rock U2 a été annulé pour raisons de sécurité.

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Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

Même si les manifestations ont été moins violentes que celles de vendredi soir, la colère des protestataires n'en reste pas moins vive.

Les Noirs américains ont vu, dans l'acquittement de l'agent Jason Stockley, une autre preuve que la balance de la justice ne penchait pas de leur côté.

Comme une arme avait été retrouvée sur le siège du passager, et que le ministère public n'a pu prouver avec certitude qu'elle avait été déposée par Stockley, le juge a estimé qu'il était en état de légitime défense.

Il a aussi écarté la préméditation. Le policier avait pourtant dit à son collègue, alors qu'il poursuivait Anthony Lamar Smith qui essayait de leur échapper en voiture : « Je vais tuer ce gars. »

Après ce procès très suivi de cinq semaines, un avocat de la famille d'Anthony Smith a qualifié le verdict d'épouvantable.

« Il n'y avait aucun plan pour tuer Anthony Smith »

Le soir de sa mort, le jeune homme tentait d'échapper à la police. Une fois son véhicule stoppé, l'agent Jason Stockley, le croyant armé, a-t-il donc plaidé, l'a abattu de cinq balles dans le corps.

Dans sa première interview au Saint-Louis Post-Dispatch, Jason Stockley - qui a depuis quitté la police - considère que son acquittement est justifié : « Je n'ai pas assassiné Anthony Lamar Smith », martèle-t-il.

« Il y avait une menace imminente à ma vie. Je devais agir. Je peux vous assurer qu'il n'y avait aucun plan pour tuer Anthony Smith durant une course poursuite en voiture », explique l'ex-agent.

Conséquence indirecte des manifestations : le groupe de rock U2 a annulé le concert qu'il devait donner samedi soir. La police ne pouvait lui offrir la protection adéquate.

Le chanteur Bono a exprimé ses regrets sur Instagramm, déclarant : « Je suis en train de relire un discours de Martin Luther King et je me demande si nous sommes en1968 ou en 2017. »

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