Revue de presse des Amériques

A la Une: deuxième tremblement de terre au Mexique en moins de deux semaines

Une personne est assise sur le toit d'une petite maison en regardant les décombres d'un bâtiment effondré après un tremblement de terre qui a frappé Mexico au Mexique, le 20 septembre 2017.
Une personne est assise sur le toit d'une petite maison en regardant les décombres d'un bâtiment effondré après un tremblement de terre qui a frappé Mexico au Mexique, le 20 septembre 2017. Reuters/Ginnette Riquelme

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La Une d’El Universal consacre une large place à l’effondrement d’une école à Coapa, un quartier situé dans le sud-est de la capitale. Vingt et un enfants sont morts et trente autres sont toujours portés disparus ainsi que huit adultes, selon le président Enrique Peña Nieto qui s’est rendu sur place. Bien qu’il fasse nuit, les secours travaillent sans relâche pour tenter de sauver des vies. Rien que pour cette école, cinq cents soldats et deux cents membres de la protection civile ont été mobilisés. La mobilisation, c’est le maître mot au Mexique depuis cette terrible secousse. Si quelques habitants fuient les zones sinistrées détaille La Jornada, beaucoup au contraire courent pour porter secours et la phrase que l’on entend le plus est « est-ce qu’il y a quelqu’un ici ? » tout comme « encore un 19 septembre ! ». Car à cette tragédie s’ajoute le terrible souvenir du tremblement de terre de 1985 qui s’était également déroulé un 19 septembre. « Un cauchemar qui revient avec une ponctualité saisissante » écrit Milenio. Un tremblement de terre qui avait fait environ dix mille morts et plus de trente mille blessés. Des chiffres qui cette fois-ci ne devraient pas être atteints, espère la presse mexicaine.

L’ouragan Maria touche terre à Porto Rico

L’Etat d’urgence a été décrété et l’Etat de catastrophe naturelle a déjà été signé à Washington pour cette île de Porto Rico, qui compte 3,4 millions d’habitants. Le gouverneur de l’île a de nouveau répété toute la journée d’hier qu’il fallait évacuer et se réfugier dans les abris mis à disposition, détaille Primera Hora. Selon le dernier décompte publié par El Vocero un peu plus de 7 000 personnes seraient à l’heure actuelle dans ces abris. Preuve du danger que représente Maria : Lydia Martinez Maldonado, une femme âgée de 75 ans et qui a toujours vécue à Porto Rico, a pour la première fois quitté sa maison, selon un article publié par Primera Hora. C’est la première fois qu’un ouragan touche Porto Rico depuis 1932, c’est-à-dire il y a 85 ans.

Une situation que suit le président américain. Donald Trump se dit solidaire « Faites attention, nos cœurs sont avec vous et je serai là pour vous aider » a-t-il notamment écrit sur les réseaux sociaux, indique El Vocero. Le quotidien précise que le président américain devrait se rendre prochainement sur l’île pour voir de ses propres yeux l’étendue des dégâts après le passage d’Irma et maintenant de Maria.

Discours à contre-courant du président américain devant l’Assemblée générale des Nations unies

C’est en tout cas l’avis de l’éditorialiste du New York Times. « Les Nations unies ne sont pas le lieu où l’on vient pour menacer de guerre. Et pourtant c’est ce que le président Trump a fait lors de sa première allocution à l’Assemblée générale », peut-on lire dans cet éditorial intitulé « Va-t-en-guerre et artisans de la paix aux Nations unies ». Un article dans lequel le journaliste compare les allocutions de Barack Obama et celle de Donald Trump. Si l’ancien résident de la Maison Blanche prônait la diplomatie et le multilatéralisme, le nouveau locataire lui n’a proféré que des menaces et fait usage d’un ton sinistre. La Corée du Nord qu’il est prêt à détruire totalement selon ses propres mots, l’Iran qualifié « une dictature corrompue », « un régime qui parle ouvertement de tuerie, qui promet la mort à l’Amérique, la destruction d’Israël et la ruine pour nombre de leaders présents dans cette salle », ou encore Cuba et le Venezuela, des dictatures socialistes dont les dirigeants laissent leurs concitoyens mourir de faim et bafouent les droits de l’homme. Un président américain qui a profité d’être à cette tribune pour se plaindre des sommes que versent les Etats-Unis à l’ONU, qui en a profité pour vanter ses premiers mois à la Maison Blanche et enfin qui a promis au monde entier que très bientôt l’armée américaine sera plus forte, plus puissante que jamais. C’est à dire tout l’inverse de ce que le monde attend d’un dirigeant qui s’exprime devant l’Assemblée générale.

Le président vénézuélien contre-attaque après la sortie de Donald Trump

Ce mercredi matin la presse vénézuélienne revenait largement sur le tremblement de terre au Mexique. Mais elle reprenait tout de même la réaction de Nicolas Maduro. « C’est une agression du nouveau Hitler de la politique internationale Donald Trump contre le Venezuela » n’a pas hésité à dire le président vénézuélien, selon El Universal. « Donald Trump se croit le maître du monde, mais personne ne peut menacer le Venezuela ». Nicolas Maduro a pris de manière personnelle les attaques verbales de Donald Trump estimant qu’il s’agissait de menace de mort à son encontre. Profitant de la présence des médias, Nicolas Maduro a appelé ses concitoyens à voter contre l’opposition lors des élections régionales prévues le 15 octobre prochain. Une opposition qui avait appelé la communauté internationale à réagir et qui est prête à vendre le pays selon lui. Une opposition qu’il met au même niveau que son homologue américain.

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