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Québec

Au Québec, visage dévoilé obligatoire dans les services publics

Une femme portant le «niqab». D'après la nouvelle loi québecoise, les personnes ainsi couvertes ne pourront emprunter les transports en commun.
Une femme portant le «niqab». D'après la nouvelle loi québecoise, les personnes ainsi couvertes ne pourront emprunter les transports en commun. Reuters/Phil Noble
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Québec, le gouvernement provincial vient de faire voter une loi sur la neutralité religieuse qui oblige les citoyens à recevoir et à donner des services publics à visage découvert. Autrement dit, une femme musulmane ne pourra pas monter dans un bus municipal si son voile ne montre que ses yeux, ni se faire soigner à l'hôpital public. Par contre, elle pourra arpenter la voie publique en toute légalité. Cette législation découle de discussions sur la neutralité de l'Etat qui agite le Québec depuis plusieurs années.

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Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

La loi sur la neutralité religieuse, c'est un peu la montagne qui accouche d'une souris. Il y a plus d'une dizaine d'années, une commission présidée par le philosophe Charles Taylor et le sociologue Gérard Bouchard recommandait que les fonctionnaires en position d'autorité ne puissent afficher leur religion.

La loi 62 peu à peu vidée de sa substance

Les juges, les policiers, les médecins auraient dû ranger leur kippa ou leur hijab pendant leur travail. Plus tard, le Parti québécois a voulu étendre cette disposition à tous les fonctionnaires, y compris aux éducatrices de crèche. Finalement, aucune de ces propositions n'a abouti. Ne demeure dans la loi 62 que cette interdiction d'utiliser un service public en cachant son visage. Une législation qui stigmatise les musulmanes aux yeux de plusieurs organisations qui défendent leurs intérêts.

Comment appliquer la loi ?

Déjà, certaines femmes, qui se déplacent sous un niqab ne laissant voir que leurs yeux, laissent entendre qu'elles ne pourront plus prendre le bus. Pas plus qu'elles ne pourront emprunter un livre à la bibliothèque de leur quartier. Le maire de Montréal, lui, se demande bien comment ses employés municipaux pourront appliquer cette législation au quotidien.

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