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Revue de presse des Amériques

A la Une: Au Venezuela, un gouverneur de l’opposition «déchu» de ses fonctions

Juan Pablo Guanipa, gouverneur de l'Etat de Zulia, entouré par ses partisans, le 24 octobre 2017
Juan Pablo Guanipa, gouverneur de l'Etat de Zulia, entouré par ses partisans, le 24 octobre 2017 REUTERS/Isaac Urrutia/File Photo
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Sur les cinq gouverneurs de l’opposition vénézuélienne élus lors des élections régionales du 15 octobre, quatre ont prêté serment devant l’Assemblée nationale constituante, comme l’exigeait le président Nicolas Maduro. Le cinquième, Juan Pablo Guanipa, élu dans l’État de Zulia (nord-ouest), avait refusé.

La réaction des autorités ne s’est pas fait attendre : son poste a été déclaré « vacant » jeudi, par le Conseil législatif de l’Etat de Zulia (CLEZ), à majorité chaviste, comme le rapporte l’ensemble des journaux vénézuéliens.

Nouveau vote en décembre

El Nacional relate les propos de Juan Pablo Guanipa. « J’ai fait, dit-il, ce qui me semblait juste, car nous ne pouvions pas nous permettre d’être humiliés par une Assemblée nationale constituante qui déroule tout un programme pour en finir avec la démocratie ». Selon lui - il s’appuie sur la Constitution de 1999 -, ce n’est pas devant cette Assemblée qu’il devait prêter serment, mais devant le Conseil législatif régional.

Les habitants de l’État de Zulia vont devoir voter à nouveau au mois de décembre et c’est la présidente du Conseil législatif, Magdely Valbuena, qui assurera l’intérim.

L’Assemblée nationale constituante a convoqué d’autres élections au mois de décembre : des municipales, qui auraient dû être organisées en même temps que les régionales.

Affaire JFK : d’ultimes secrets ?

La presse américaine revient sur la publication de documents liés à l’assassinat de l’ancien président Kennedy. « Une partie seulement » des milliers de documents disponibles, souligne le Washington Post. Donald Trump a retardé la publication d’autres archives, « sous la pression de la CIA, du FBI et d’autres agences fédérales cherchant encore à conserver d’ultimes secrets » sur ces faits qui se sont déroulés en 1963. Le président invoque de potentiels « dommages irréversibles à la sécurité nationale ».

Également à la Une du New York Times : le vote par la Chambre des représentants d’une motion budgétaire, d’une courte majorité, 216 voix contre 212, indique le journal. En effet, 20 élus républicains s’y sont opposés. Ils représentent des États où les contribuables redoutent la disparition de dispositifs de déduction fiscale. Ce vote était crucial pour le chantier de la réforme des impôts lancé par Donald Trump. Cette dernière pourrait être débattue et approuvée dans les deux Chambres d’ici fin novembre, selon des sénateurs cités par le New York Times.

Journalisme « kamikaze »

On poursuit cette revue de presse, avec le prix Peter Mackler pour le courage et l’éthique journalistique, décerné à Washington à un journaliste mexicain. Il s’appelle Marcos Vizcarra et couvre l’actualité de la province de Sinaloa pour le journal Noroeste, une province violente, ravagée par les cartels de drogue. Le journaliste a dédié son prix aux 11 journalistes tués au Mexique depuis le début de l’année.

Pour Marcos Vizcarra, c’est un « journalisme kamikaze » qui se pratique au Mexique, « sans aucun mode de protection de la part des autorités mexicaines ». Il ajoute que « ce prix prouve qu’il ne faut pas se taire ».

Canada : 4 millions de dollars d’amende pour Irving Oil

C’était le 6 juillet 2013. Un train mis à l’arrêt pour la nuit dévalait une pente avant de dérailler à Lac-Mégantic. A son bord, 7,7 millions de litres de pétrole brut. Résultat : une explosion et un vaste incendie qui avaient causé la mort de 47 personnes. L’entreprise Irving Oil a été condamnée jeudi à payer 4 millions de dollars, nous rapporte Le Devoir. Il s’agit d’une amende et du financement d’un programme de recherche sur la sécurité ferroviaire. L’entreprise a plaidé coupable de 34 chefs d’accusation. Le pétrole que le train transportait n’avait, par exemple, pas été déclaré comme une marchandise dangereuse.

Ouf !

C’est une histoire qui finit bien pour deux plaisancières américaines, secourues après avoir dérivé pendant cinq mois sur leur bateau dans le Pacifique. Parties d’Hawaï pour rejoindre Tahiti, leur moteur était tombé en panne. Trop loin des rives, leurs appels de détresse n’ont pas été entendus pendant de longues semaines.

C’est un bateau de pêche taïwanais qui les a finalement repérées mardi. Une vidéo sur le site du Washington Post montre l’une des deux femmes envoyant des baisers aux secouristes américains. L’une des navigatrices confie avoir survécu grâce à des purificateurs d’eau et plus d’un an de réserves de nourriture.

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