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Au Chili, Michelle Bachelet s’attaque aux déchets plastiques sur les littoraux

Des volontaires nettoient les déchets échoués sur une plage de Valparaiso, au Chili, le 23 septembre 2016.
Des volontaires nettoient les déchets échoués sur une plage de Valparaiso, au Chili, le 23 septembre 2016. MARTIN BERNETTI / AFP

La présidente du Chili, Michelle Bachelet, veut interdire les sacs plastiques sur les 5 000 kilomètres de côtes que compte le Chili. A moins d'un mois de l'élection présidentielle, à laquelle elle ne peut pas se représenter, la socialiste a transmis à l'assemblée un projet de loi en ce sens.

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Avec notre correspondante à Santiago,

Si l'initiative de Michelle Bachelet se concrétise dans les prochains mois, le Chili deviendrait être le premier pays d'Amérique du Sud à mettre en œuvre une interdiction des sacs plastiques d'une telle ampleur. Quelques villes sud-américaines ont déjà interdit les sacs plastiques, y compris au Chili, mais aucun pays voisin n'a par exemple décidé d'interdire les sacs à une échelle nationale.

Résultat du manque de régulation des déchets plastiques dans le Pacifique, une ONG de protection des océans a d'ailleurs découvert cette année une immense nappe de plastique au large des côtes chiliennes et péruviennes, des déchets répartis sur une superficie plus grande que celle de l'Allemagne !

La biodiversité en danger

Le pays compte plus de 5 000 kilomètres de côtes, des centaines de fjords et d'îles de toutes les tailles, l'île de Pâques par exemple, qui abritent chacune une grande biodiversité. Autant d'oiseaux, de poissons ou de mammifères marins qui peuvent mourir en ingérant des déchets plastiques.

Pour les préserver, le Chili a presque multiplié par quatre, en 2017, le nombre de kilomètres carrés de zones marines protégées, ce qui le place dans les cinq pays les plus protecteurs au monde en la matière. Ce projet d'interdiction des sacs plastiques vient donc compléter d'autres mesures en faveur de l'environnement et de la protection des océans.

Car, pour les autorités, le but est à la fois écologique et économique : le tourisme représente près de 10 % de la richesse nationale. Des visiteurs qui viennent avant tout pour découvrir les paysages magnifiques et immaculés de la Patagonie, du Cap Horn, à l'extrême sud du pays, ou encore du désert de l'Atacama, au nord.

Un projet bien accueilli par l’opinion

Même si c'est vrai qu’on trouve, au Chili, des sacs plastiques partout, les gens prennent de plus en plus conscience de l'importance de protéger l'environnement. Et pour l'antenne chilienne du WWF, l'association internationale de protection de la nature, ce projet est très positif. Son directeur estime qu'il aura un impact direct sur la protection des animaux marins qui vivent près des côtes chiliennes. Il espère que l'interdiction sera généralisée à tout le Chili par la suite et appelle à ce que les pays voisins prennent eux aussi des mesures pour lutter contre la pollution marine.

Les industriels du plastique, eux, auraient préféré une régulation progressive plutôt qu'une interdiction. Pour autant, ils ne se disent pas ouvertement opposés au passage à des sacs biodégradables.

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