Etats-Unis

Fusillade au Texas: les motivations du tueur restent floues

Le FBI bute toujours sur les motivations du tueur.
Le FBI bute toujours sur les motivations du tueur. REUTERS/Rick Wilking

Dix personnes restent dans un état critique moins de 3 jours après la fusillade dans l’église baptiste de Sutherland Springs au Texas qui a fait 25 morts, dont une femme enceinte. Les enquêteurs continuent d’explorer la personnalité du tueur et tentent de comprendre ses motivations, mais la police piétine un peu. Le vice-président Mike Pence doit se rendre ce mercredi à Sutherland Springs.

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Avec notre envoyée spéciale à Sutherland Springs,  Anne Corpet

Le représentant du FBI l’a reconnu avec dépit : deux jours après le massacre, les enquêteurs ne sont toujours pas parvenus à accéder aux données du téléphone portable du tueur. « Je ne vais pas dire de quelle marque il s’agit, pour ne pas indiquer aux criminels quel téléphone ils doivent acheter. On travaille dur pour accéder aux données du téléphone, je ne sais pas combien de temps cela prendra, peut-être un jour, une semaine, un mois, on ne sait pas encore. Nous finirons par y arriver, assure Christopher Combs, en charge de l’enquête pour l’agence fédérale. Cela nous aidera beaucoup pour comprendre les motivations du tueur. »

En 2015 après un massacre perpétré en Californie, le FBI avait été confronté au même problème avec l’Iphone du tueur. A l’époque, Apple avait refusé de débloquer l’appareil. Le FBI avait embauché des hackers pour parvenir à ses fins.

En attendant, la police fait état de convictions plutôt que de certitudes : le tueur a agi seul et n’avait aucun motif politique ou religieux, déclare depuis lundi le shérif du comté qui précise cependant à chaque fois : « ce ne sont que des spéculations ». Devin Patrick Kelly était un homme violent qui avait menacé sa belle-mère, et suite à une condamnation en 2012 il n’aurait pas dû pouvoir se procurer des armes légalement. Ce sont les seuls éléments tangibles dont les enquêteurs disposent pour l’instant.

Quelque 136 officiers travaillent sur l’affaire, ils évacueront mercredi soir la scène du crime pour la rendre aux paroissiens. Mais personne ici n’envisage une prochaine célébration sur les lieux du drame. « Notre paroisse a été décimée. Ce serait trop douloureux pour l’instant de prier dans l’église qui a vu mourir tous nos amis », souffle une fidèle.

Selon les estimations de la police, cinquante personnes se trouvaient dans l’église au moment de la fusillade. Si ce chiffre est exact, cela signifie que seules cinq personnes ont échappé aux balles du tueur.

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