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La revue de presse des Amériques

A la Une: la visite du pape François au Chili et au Pérou

Le Pape François face aux journalistes dans l'avion pour sa tournée en Amérique latine qui le mènera au Chili et au Pérou. Photo : 15 janvier 2018.
Le Pape François face aux journalistes dans l'avion pour sa tournée en Amérique latine qui le mènera au Chili et au Pérou. Photo : 15 janvier 2018. ©REUTERS/Alessandro Bianchi

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Les éditorialistes portent majoritairement un regard positif sur la venue de ce « pape latino-américain » qui, « par ses prises de position, a su démontrer qu'il existe un humanisme propre à cette région dont le Saint-Père est originaire », explique El Mostrador.

« La dernière visite d'un pape au Chili remonte à 1987 », rappelle La Tercera. « Alors que beaucoup de Chiliens estiment aujourd’hui que cette visite papale ne servira à rien, François sait inspirer. Il s'exprime par des mots et des gestes que tout un chacun peut entendre et comprendre. Croyant ou pas, le moins que l'on puisse faire, c'est de l’écouter en ouvrant nos cœurs ».

Certains pays voisins du Chili se montrent jaloux. Le Honduras par exemple, aimerait lui aussi accueillir le Saint-Père. Puisque, quel que soit le pays, la présence du pape suscite toujours de l'espoir, estime La Prensa. Et « Dans des nations comme la nôtre, ravagées par des besoins et des conflits, une visite papale génère toujours un élan d'unité nationale et permet ainsi de surmonter les différences ».

De leur côté les Argentins sont vexés. Depuis son élection, François a déjà visité de nombreux pays en Amérique latine, mais jamais encore son pays natal, souligne La Nacion. Le quotidien de Buenos Aires constate que les rumeurs vont bon train pour expliquer cette absence. « Je dois avouer que je n'ai pas la moindre idée de la non-venue du Pape en Argentine », conclut l'éditorialiste. « J'observe seulement que plus le temps passe, et plus son image en prend un coup chez nous ».

Venezuela : reprise du dialogue jeudi

Au Venezuela, le gouvernement et l'opposition doivent poursuivre leur dialogue jeudi prochain. Le dernier round des discussions qui se tiennent en République dominicaine n'a toujours pas permis d'arriver à un accord entre les deux parties, rapporte Ultimas Noticias. « Au lieu de trouver une issue à la crise, les deux délégations sont retombées dans une rhétorique de conflit avec la tentation de détruire coûte que coûte l’adversaire. Pendant ce temps, l'étau international se resserre autour du Venezuela, et certains de nos concitoyens réclament carrément une intervention militaire ».

New York Times a décidé de poser ouvertement la question. « Les Etats-Unis devraient-ils attaquer le Venezuela ? ». Pour faire court, la réponse du quotidien est « non ». « Une intervention militaire serait de la pure folie. D'autant plus que des pays de la région et les Etats-Unis disposent de suffisamment de leviers pour mettre le gouvernement de Nicolas Maduro sous pression : leur non-reconnaissance de l'Assemblée constituante a considérablement affaibli la crédibilité de celle-ci », estime le New York Times. « Sans oublier les sanctions économiques. Ces pressions ont obligé le gouvernement chaviste à se rasseoir à la table de négociations avec l'opposition. Les Etats-Unis doivent insister sur le fait que le régime de Maduro pourra contracter de nouvelles dettes si Caracas reconnait l'Assemblée nationale vénézuélienne. Et Washington doit faire savoir qu'aucune élection présidentielle au Venezuela ne sera reconnue sans la mise en place d'un nouveau Conseil national électoral et sans la présence d’observateurs internationaux ».

Etats-Unis : quel avenir pour les « Dreamers » ?

Après la polémique suscitée par les propos injurieux de Donald Trump concernant le continent africain et des pays comme Haïti et le Salvador la semaine dernière, la tension est à son comble au Congrès. C'est pourtant là où doit se jouer dans les prochains jours l'avenir des « Dreamers », ces migrants venus aux Etats-Unis en tant que mineurs et qui ont été protégés par un programme spécial, mis en place par Barack Obama. Programme auquel Donald Trump a mis fin, l'année dernière. 800 000 personnes attendent maintenant de savoir quelle solution les élus trouveront, rapporte le Washington Post.

Pour le Omaha World Herald, la solution est pourtant simple : « Les démocrates acceptent la construction du mur à la frontière avec le Mexique et les républicains permettent aux Dreamers de rester ». Une solution qui, dans l’état actuel des choses, paraît pourtant plus qu'improbable.

Mais dans le Salem News, un journal de la banlieue de Boston, l'éditorialiste écrit : « je suis confiant sur le fait que le Congrès trouvera un compromis pour l'un des plus importants problèmes de notre époque. En ce jour d'anniversaire de Martin Luther King, nous nous souvenons de son rêve. Espérons que ces 800 000 jeunes puissent réaliser les leurs ».

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