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Revue de presse des Amériques

A la Une : Menace de shutdown aux Etats-Unis

Le directeur du Budget à la Maison Blanche Mick Mulvaney lors d'une interview accordée le 19 janvier 2018 à Washington.
Le directeur du Budget à la Maison Blanche Mick Mulvaney lors d'une interview accordée le 19 janvier 2018 à Washington. REUTERS/Kevin Lamarque

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Tic ! Tac ! Le compte à rebours est lancé aux États-Unis face, une nouvelle fois, à un risque de shutdown. Certes, un premier obstacle a été franchi : la Chambre des représentants a voté jeudi soir un budget provisoire qui repousse l’échéance jusqu’au 16 février. Mais pour éviter la fermeture des agences fédérales et un chômage temporaire pour des centaines de milliers de fonctionnaires il faut que le Sénat vote également cette extension du budget avant ce vendredi soir minuit.

Cette situation est récurrente aux États-Unis où le dernier shutdown date de 2013. D’où l’agacement des éditorialistes des journaux américains qui ne sont pas tendres avec les élus du Congrès : « Le pays en a ras-le-bol de ces jeux de shutdown », s’exclame par exemple le Detroit News. « De guerres lasses, nous serions presque tentés de dire : "Mettez donc les clés sous la porte des agences gouvernementales ! Allez-y !". Mais en cette année électorale, posons-nous plutôt la question de savoir pourquoi nos élus sont apparemment incapables de voter un budget annuel qui nous indiquerait de manière claire comment sont utilisés nos impôts ». Et le Detroit News de conclure : « Méfiez-vous, Mesdames et Messieurs du Congrès. Le jour du scrutin, vous allez peut-être devoir en payer le prix. »

Le New York Times estime qu’il est plus difficile que jamais de trouver un accord entre républicains et démocrates. En cause : ce président qui souffle le chaud et le froid depuis la Maison Blanche et empêche les deux camps d’établir des relations de confiance afin de pouvoir négocier. « Et même si le shutdown peut être évité d’ici ce soir, soyez certains que la même crise, les mêmes fanfaronnades, bref le même tralala seront de retour en février ».

Donald Trump fête son premier anniversaire à la Maison Blanche

Si les sénateurs n’arrivent pas à se mettre d’accord d’ici ce soir, alors le shutdown interviendra dès demain et donc le jour même du premier anniversaire de Donald Trump à la Maison Blanche.

USA Today se souvient aujourd’hui de son discours inaugural quand le nouveau président brossait un portrait très négatif des États-Unis, promettant que « ce carnage de l’Amérique s’arrêterait ici et maintenant ». Un an plus tard, ce sont « d’autres formes de carnage qui sautent aux yeux et elles émanent toutes de la Maison Blanche : la dégradation de l’État de droit, de la confiance dans un gouvernement compétent, la détérioration des relations raciales. Pour ne nommer que celles-là. Propagé depuis la Maison Blanche, ce carnage s’infiltre dans nos institutions et empoisonne nos valeurs démocratiques », s’inquiète l’éditorialiste.

« Menace pour la démocratie »

« Certains pourraient être tentés de ne plus prendre au sérieux ce président et de voir en ses propos irresponsables et souvent mensongers rien de plus qu’un perpétuel spectacle populiste », écrit le Los Angeles Times. « Mais de facto la décomposition permanente de la vérité, entreprise par Donald Trump, représente une menace directe pour notre démocratie ». De son côté le Washington Post résume la première année de Donald Trump de la façon suivante : « Le grossier, irritable homme-enfant dans le Bureau ovale se montre de plus en plus incontrôlable. Ceux qui cyniquement ou servilement prétendent le contraire causent un grand tort à la nation - et à eux-mêmes. »

Sur le plan de la politique étrangère, le Boston Globe estime que celle « de cette première année de l’administration Trump n’a finalement pas été isolationniste. Mais elle a rétrogradé la diplomatie à un simple outil au service de la sécurité nationale, tout en étant complètement imprévisible. Résultat : la place des États-Unis dans le monde a été affaiblie en un temps record. »

L’une des conséquences : les membres de l’administration Trump passent leurs journées à recoller les pots cassés. Hier, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley était obligée d’exprimer ses regrets auprès des ambassadeurs africains. Ceux-ci avaient été outrés par les propos insultants de Donald Trump qui avait qualifié les pays d’Afrique, le Salvador et Haïti de « trous à merde ».

Haïti : les sénateurs condamnent les propos de Donald Trump

Une semaine après ces déclarations intolérables, les sénateurs haïtiens ont sorti un communiqué. « Mieux vaut tard que jamais », constate ironiquement Haïti Press Network. Le Sénat est enfin sorti « de son mutisme, réclamant le respect de tous les peuples, particulièrement du peuple haïtien », écrit Le National.

Les Salvadoriens ont jusqu’au 19 mars pour prolonger TPS une dernière fois

Le gouvernement salvadorien a, quant à lui, appelé hier ses ressortissants vivant aux États-Unis à prolonger une dernière fois le TPS, ce statut de protection temporaire. Ainsi, rapporte La Prensa Grafica, ils peuvent continuer à travailler légalement sur le sol américain dans les 18 mois à venir. Les quelque 200 000 Salvadoriens ont jusqu’au 19 mars pour demander une dernière prolongation de ce statut qui expirera en septembre 2019 après une décision très controversée de l’administration Trump.

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