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Venezuela

Présidentielle au Venezuela: la coalition d'opposition MUD exclue du scrutin

Andres Velasquez et d'autres membres de la MUD, en conférence de presse à Caracas le 24 janvier 2018.
Andres Velasquez et d'autres membres de la MUD, en conférence de presse à Caracas le 24 janvier 2018. REUTERS/Adriana Loureiro
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le bras de fer entre les autorités vénézuéliennes et l’opposition n’en finit pas. Après avoir annoncé, lundi dernier, la tenue d'une élection présidentielle avant fin avril, les autorités, par l'intermédiaire du Tribunal suprême de justice, ont décidé d’interdire à la coalition de l’opposition de s’inscrire en tant que formation politique. Une manœuvre politique qui permet de diviser cette dernière, et qui doit permettre à l’actuel président Nicolas Maduro de remporter le scrutin.

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Mal en point depuis les dernières élections régionales, qu’elle avait en partie boycottées, l’opposition vénézuélienne est désormais totalement muselée par les autorités. Cette décision prise par le Tribunal suprême de justice, qui consiste à exclure du scrutin la Table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, est en quelque sorte le coup de grâce porté à un conglomérat de formations politiques qui semblaient de plus en plus divisées ces derniers temps.

Une coalition sans véritable leader, puisque les deux figures emblématiques de la MUD sont désormais inéligibles suite à des décisions de justice. Henrique Capriles, chef de file de la formation Primero Justicia, n’a plus le droit de briguer un poste d’élu, lui qui avait frôlé la victoire face au successeur d'Hugo Chavez, Nicolas Maduro, à la présidentielle en 2013. Et Leopoldo Lopez, qui a été condamné à plus de 13 ans de prison, est lui en résidence surveillée.

Grâce à cette manœuvre, le pouvoir en place réduit drastiquement les chances de victoire d’un candidat de l’opposition. Car en agissant de la sorte, les autorités vont encourager la multiplication des candidatures des différentes formations de l’opposition, réduisant d’autant plus les chances d’une victoire d’un candidat issu de ses rangs.

Une manœuvre dénoncée par de nombreux experts et bien entendu par l’opposition, qui pourrait boycotter le prochain « round » de discussions prévu les 28 et 29 janvier prochain en République dominicaine.

A Paris, la réaction du Quai d'Orsay

Aux yeux du ministère français des Affaires étrangères, l'exclusion de la MUD de la prochaine élection présidentielle au Venezuela porte « atteinte à l'équité » du scrutin. « Les autorités vénézuéliennes ont une nouvelle fois porté atteinte à l'équité de ces élections, après avoir modifié le calendrier électoral sans concertation avec l'opposition », déplore un porte-parole du Quai d'Orsay.

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