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Etats-Unis / Trump

Tuerie de Parkland: Trump s'adresse à la nation et présente ses condoléances

Donald Trump lors de son discours à la nation à la Maison Blanche le 15 février 2018.
Donald Trump lors de son discours à la nation à la Maison Blanche le 15 février 2018. REUTERS/Leah Millis
Texte par : RFI Suivre
7 mn

Au lendemain de la tuerie perpétrée dans un lycée de Floride par un jeune homme de 19 ans qui a fait 17 morts, le président américain s’est adressé à la nation. Dans son allocution. Donald Trump a présenté ses condoléances aux familles des victimes et s’est engagé à tout faire pour améliorer la sécurité dans les écoles.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Dans son intervention, le président américain s’est montré empathique. Donald Trump a eu des mots sincères pour évoquer la souffrance des proches des victimes et a annoncé son intention de se rendre prochainement sur les lieux de la fusillade.

« Notre nation toute entière, avec le cœur lourd, prie pour les victimes et leurs familles. A tous les parents, professeurs et enfants qui souffrent si douloureusement nous sommes là pour vous quels que soient vos besoins, quoique nous puissions faire pour soulager votre peine, a déclaré le président américain. Nous sommes tous réunis ensemble comme une famille américaine et votre souffrance est aussi notre fardeau. Aucun enfant aucun professeur ne devrait jamais être en danger dans une école américaine ».

Il s’est aussi engagé à  travailler pour assurer la sécurité dans les écoles. Dans ce but, Donald Trump va réunir les gouverneurs et les procureurs du pays dans le courant du mois de février. Le président a aussi parlé de ce qu’il appelle « le difficile problème de la santé mentale ». Le tireur était un jeune de 19 ans qui avait apparemment des problèmes de comportement. Il avait déclaré sur Youtube l’année dernière qu’il serait un « tueur professionnel en milieu scolaire » mais le FBI n’avait pas réussi à l’époque à l’identifier.

Pas un mot sur le contrôle des armes

Le président n’a, en revanche, pas prononcé un seul mot sur la question cruciale du contrôle des armes à feux. Ce n’est pas une surprise ; Donald Trump n’est pas en faveur du renforcement de la législation.

Après chaque tuerie ce débat sur une réglementation plus restrictive resurgit pourtant aux Etats-Unis. On s’interroge notamment sur la vente libre des fusils semi-automatiques qui font tant de victimes. Mais dans les faits il n’y a jamais aucune avancée.

Quand on voit que le président Obama, qui lui était vraiment déterminé à faire quelque chose, n'a rien pu faire, il est clair que la situation (...) va empirer sous Trump.

Anne Deyzine, professeur à l'université Paris-Nanterre, spécialiste des Etats-Unis

18e fusillade dans une école depuis début 2018

Après la tuerie de Las Vegas qui avait fait 58 morts cet automne, il avait été question d’interdire la vente de Bump Stock, ces accessoires qui permettent de transformer les fusils semi-automatiques en fusils automatiques. Même la NRA, le puissant lobby des armes à feux était d’accord, mais rien n’a été voté et ces accessoires sont toujours en vente.

Ce matin Paul Ryan le leader des républicains à la Chambre des représentants a déclaré « ce n’est pas le moment de remettre en cause le droit des citoyens à porter une arme ». Pour rappel, la fusillade d’hier est la 18e qui se déroule dans un établissement scolaire depuis le début de l’année 2018.

C'est la 19e fusillade de 2018 dans une école de ce pays (la 18e, ndlr) alors que nous ne sommes même pas au mois de mars ! (...) Cela n'arrive qu'aux Etats-Unis ! Cette épidémie de tuerie de masse, ce fléau des fusillades dans les écoles, les unes après les autres, cela n'arrive pas ici par hasard, ou par malchance. C'est la conséquence de notre inaction !

Cette 18e fusillade en moins de deux mois a provoqué la colère du sénateur démocrate Chris Murphy

Le proviseur du lycée lui-même a appelé à un débat sur le contrôle des armes à feu lors d'une conférence de presse. « Le temps est venu pour ce pays d'avoir un vrai débat sur une législation importante du contrôle des armes. Nos éléves demandent qu'un tel débat ait lieu. J'espère que l'on pourra y arriver au cours de cette génération. Si nous échouons, eux le feront. »

Robert Runcie en a également profité pour demander plus de moyens pour venir en aide aux personnes ayant des problèmes psychologiques. « On ne devrait pas avoir une partie de la jeunesse en marge de la société, des jeunes qui errent dans les villes et qui ont besoin de notre aide. J'ai déjà parlé avec plusieurs députés. Ils vont travailler avec des associations et le gouverneur afin d'augmenter les fonds attribués aux services de la santé mentale. Cela nous permet d'avoir plus de conseillers et plus de psychologues. »

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