Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: vers une «méga-élection» au Venezuela?

Angel Oropeza, membre de la coalition de l'opposition vénézuélienne (MUD), s'entretient avec les médias lors d'une conférence de presse à Caracas, au Venezuela, le 21 février 2018.
Angel Oropeza, membre de la coalition de l'opposition vénézuélienne (MUD), s'entretient avec les médias lors d'une conférence de presse à Caracas, au Venezuela, le 21 février 2018. REUTERS/Adriana Loureiro
4 mn

Publicité

Les quotidiens proches du pouvoir comme Ultimas Noticias font leur Une sur la « megaelección » voulue par le président Nicolas Maduro qui souhaite que les scrutins présidentiel et législatif aient lieu le même jour, à savoir le 22 avril prochain. « Une façon de consolider encore plus son pouvoir », analyse le Miami Herald, qualifiant Nicolas Maduro de dictateur. Pour le journal de Floride, il n’y a pas de doute : l’Assemblée constituante et les autorités électorales, les deux institutions auxquelles incombent de fixer la date des scrutins, valideront la demande présidentielle.

A la Une de la presse vénézuélienne également, le dernier rapport sur la pauvreté dans le pays. Selon une enquête réalisée par les principales universités vénézuéliennes, l’extrême pauvreté a presque triplé en quatre ans. Elle atteint à présent 61% de la population. Cette enquête fait la Une d’El Nacional et de La Verdad. La Verdad qui titre sobrement « Hay hambre », « la faim est là ». Selon un médecin interviewé par le quotidien, plus de la moitié des gens qui sont venus le consulter ont perdu en moyenne 11 kilos en 12 mois. Beaucoup de patients ont expliqué au médecin qu’ils se sont habitués à avoir faim tous les jours. Selon le journal en ligne Tal Cual, le Venezuela est devenu une « fabrique à pauvres », avec la mise en place d’un « capitalisme d’Etat corrompu où une minorité joue avec l’argent de la majorité ».

Le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis

Une semaine après la fusillade qui a fait 17 morts dans un lycée de Floride, des proches des victimes et des rescapés tentaient mercredi 21 février 2018 de sensibiliser les élus. Une journée avec deux temps forts, d'abord une rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche. Le New York Times retient surtout le message qu'Andrew Pollack, le père d'une victime de Parkland a fait passer au président. « Il n'aurait pas dû y avoir une seule fusillade dans une école. On aurait déjà dû régler ça ! Et je suis furieux, car ma fille je ne la reverrai plus jamais ! »

Le New York Times s’étonne d’ailleurs que cet échange chargé d’émotion entre les familles des victimes et le président ait été filmé en direct. D’habitude ces rencontres se passent à huis clos. Mais en effet le président en a profité pour présenter d’éventuelles mesures comme celle d’armer les instituteurs. Il s’est également efforcé d’écouter les proches des victimes avec une certaine empathie. Une empathie pas forcément naturelle. Car selon le New York Times, ses conseillers lui avaient préparé des fiches avec des phrases du genre : « qu’est-ce que vous souhaitez me dire » ou alors « je vous entends ». 

L’Amérique entendra-t-elle ses enfants ?

C’est la question posée par le journal Le Devoir selon lequel « C’est la tuerie de trop au regard du sursaut collectif exceptionnel que cette tragédie provoque (…) au sein d’une partie de la jeunesse américaine. Et si ce sursaut de révolte (…) était l’embryon d’un mouvement irrépressible qui forcera enfin les républicains à plier dans un État, la Floride, à grande valeur électorale ? », se demande le journal. En tout cas, conclut Le Devoir, ce sursaut montre « le fossé qui sépare la droite américaine de la majorité de la population, dont on sait depuis longtemps qu’elle trouve absurde que l’accès aux armes soit si mal encadré ».

L’action de l’armée à Rio de Janeiro suscite de vives critiques

« Depuis 1990, les présidents ont utilisé l’armée pour contrôler la sécurité urbaine, mais ce concept n’a jamais fonctionné ». C’est le constat dressé par la chercheuse Jacqueline Muniz, qui s’exprime dans le journal Carta Capital. D’ailleurs, aucune enquête ne s’est penchée sur ces interventions militaires pour savoir si elles ont été suivies d’effet. Des interventions qui sont très souvent improvisées et menées par des soldats jeunes et inexpérimentés en terrain urbain. D’autres voix reprochent au président Michel Temer d’utiliser l’opération militaire à des fins politiques. C’est à lire dans O Globo. Une accusation rejetée par le président qui semble, selon le journal, endosser de plus en plus le costume d’un candidat à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.